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samedi, décembre 20, 2008

Perspectives mobiles: Acte 15 - Google... encore et encore mobile !

Google continue son offensive vers les mobiles ces dernières semaines en annonçant tout d'abord que son système de paiement Google CheckOut permet désormais de payer pour des contenus multimédia de type sonneries, logos, etc. en utilisant simplement le compte Google Checkout de l'utilisateur...

Cette nouvelle possibilité laisse effectivement présager que la firme américaine affûte ses armes pour concurrencer les moyens de paiement actuellement disponibles sur le mobile.

Comme nous l'avions présenté lors du lancement de Google Checkout dans le billet intitulé "Google Checkout mobile...ça va faire très mal !!!!!!!!!", cette solution entre en concurrence frontale avec les systèmes de paiement des opérateurs (et leurs commissionnements) ou encore mobile Paypal (propriété de la société eBay) et dans une moindre mesure avec les quelques initiatives de paiement sur mobile proposées par les banques... (exemple Le projet paiement mobile par NRJ mobile et le Crédit Mutuel CIC)

Et comme par hasard, sur ce dernier point, Google et Visa viennent de proposer une solution de banking sur l'OS mobile Androïd édité par le moteur de recherche.

Comme le présente Philippe Lerouge dans son billet Visa sur mobile, il n'y a pas encore de paiement possible avec cette application mais on comprend qu'il y a un intérêt et une réflexion du coté de Google et des utilisateurs de cette plate-forme.

Les enjeux sont en effet considérables quand on sait qu'aujourd'hui, il y a des milliards de transactions qui s'effectuent sur Internet et que vraisemblablement ce comportement devrait s'accélérer sur l'Internet Mobile...

Enfin et sans aucun complexe, Google affine sa stratégie dans le domaine de la publicité sur mobile, en dévoilant des mesures concrètes pour diffuser de la publicité contextuelle sur les plate-formes Androïd et iPhone.

Rappelons au passage que la diffusion de publicité, est le cœur de métier de la firme américaine puisque c'est son activité de loin la plus lucrative... et qu'en ces temps de crise, il est intéressant d'observer que Google incite les annonceurs à se lancer sur le mobile... Ceci provoquerait l'émergence d'un marché et des perspectives de croissance nouvelle pour l'entreprise qui sent le vent venir...

Pour séduire d'avantage et convaincre les réticences des annonceurs, Google fait évoluer son outil Google Adwords pour permettre la réalisation de campagnes publicitaires adaptées aux navigateurs Web des téléphones mobiles comme l'iPhone, les mobiles Androïd ou d'autres encore supportant le langage HTML.

Le principe se résume à donner aux annonceurs, la possibilité de réaliser des campagnes publicitaires spécifiques pour les utilisateurs du moteur de recherche en situation de mobilité. En clair, lorsqu'un utilisateur effectue une recherche via son ordinateur, les résultats de la recherche sont accompagnés de liens publicitaires contextuels liés au mot clé de la recherche.

Si ce même utilisateur effectue cette même recherche à partir du moteur Google sur son mobile, la page résultat peut afficher d'autres campagnes publicitaires d'annonceurs souhaitant cibler des gens qui surfent avec un appareil mobile.

En définitive, Google offre maintenant la possibilité aux annonceurs de créer leurs campagnes et de gérer le reporting pour ces deux canaux de diffusion distincts que sont le Web classique et l'Internet mobile...

Découvrez une brève présentation de l'évolution de l'outil à travers cette vidéo explicative :




Pour plus d'information, rendez-vous sur le Google Blog mobile.

Pour ceux qui sont intéressés par le phénomène de la publicité sur le mobile, voici quelques articles à lire provenant de la thématique Mobile publicité.

dimanche, juillet 06, 2008

Perspectives mobiles: acte 14 : Avec le mobile, nous allons entrer dans Internet

Voilà, ça se précise! L'avenir que l'on nous prépare est fait de clics, de téléchargements et de consultations à tout va... le tout numérique et sa suite.

La nouvelle génération de systèmes d'exploitation, d'appareil mobile et par extension tous les systèmes électroniques évolués, vont profondément modifier notre rapport à l'environnement quotidien.

Je n'écris pas cette phrase sans m'appuyer sur plusieurs constats ou des éléments tangibles. En effet, nombreuses sont les expériences ou un téléphone mobile permet d'utiliser les réseaux de télécommunication pour réaliser des échanges d'information.

Nous connaissons tous les divers systèmes de messageries mobile, les multiples systèmes de paiement via mobile et l'Internet mobile. Je ne reviens pas la dessus.

Ce sont des illustrations concrètes des fonctionnalités reposant sur des infrastructures techniques complexes, mieux maitrisées et dont la tendance est de se déployer sur les territoires.

Au delà de ces aspects, je veux parler ici de concepts tels que la ville 2.0 et les échanges Machine to Machine (M2M).

  • Le premier concept est la faculté pour une ville "moderne" d'offrir de l'information à travers des services interactifs, aux usagers qui la peuple ou la traverse.
  • Le second est la capacité pour des systèmes intelligents d'échanger une information pour atteindre un objectif.
J'avoue que ce sont mes définitions personnelles. Elles peuvent être remises en cause et discutées mais elles reflètent ce qui me semble juste.

Le point commun à ces deux concepts est la couche communication. Après avoir mis au point et déployer une infrastructure réseaux suffisante, les progrès techniques ont rajouté la capacité pour des appareils de communiquer entre eux.

Jusque là rien de nouveau me direz vous. Cela veut dire que l'idée est alors déjà bien intégrer dans votre esprit.Pourtant c'est effectivement sur cet élément que la révolution numérique va trouver son inspiration. Je m'explique.

L'Homme réussit à établir une communication avec la machine. Ensuite il fait communiquer deux machines entre elles. Il fait en sorte de s'affranchir des distances pour établir les communications.

Puis il installe des systèmes un peu partout dans son environnement quotidien. Nous entrons dans cette phase.

L'objectif étant de pouvoir interagir avec plusieurs systèmes (machines) par le biais d'une communication et en sollicitant un mode collaboration.

"J'ai besoin d'une information, est ce que tu peux me la fournir ? Oui, pas de problème, je te la transmets."

Disons que ce schéma est basique et très ancien. Il s'agit aussi d'un mode d'utilisation du réseau des réseaux: Internet. Finalement, c'est ce que nous faisons quand utilisons un moteur de recherche sur le Web.

J'en arrive alors à mon titre : avec le mobile, nous allons entrer dans Internet.

Je finis par croire qu'avec un appareil électronique par exemple un téléphone mobile, nous serons capables d'interagir avec tout ce qui nous entoure comme nous le faisons en cliquant sur des liens hypertextes.

Pour peu que ces différents systèmes qui nous entourent, soient reliés au réseau des réseaux... alors nous feront partie intégrante d'Internet.

Par nos interactions, nous serons indexés comme une ressource par le moteur de recherche... Et vous vous dites que je vais trop loin.

Que pensez vous d'un système de géolocalisation fonctionnant avec des relais telecom et référençant votre position sur une carte numérique.

Je ne vais pas non plus entré dans un mode roman d'anticipation paranoïaque mais cela devrait poser des questions à la société. Mais que font les philosophes !!!

Bref, au même titre que l'infrastructure est un outil pour la communication, cette dernière est à son tour, un support pour des services à valeurs ajoutées.

C'est précisément ces services à valeurs ajoutées que nous allons voir fleurir dans une ville 2.0. Ils seront divers mais auront pour buts communs de vouloir faciliter le quotidien.

Hors de ce cadre, ils seront inutiles ou nuisibles pour l'Homme. De viendront-ils indispensables? rien n'est moins sûr.

En tout état de causes et sans vous en rendre compte finalement, demain vous allez interroger une borne wi-fi, bluetooth, wimax... avec votre petit gadget électronique préféré dans une ville hyper-connectée...

Pour aller plus loin sur le concept de ville 2.0, je vous conseille l'article suivant : Villes 2.0, la ville complexe... et familière.(internetActu.net)

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mardi, avril 01, 2008

Perspectives mobiles : Acte 13 - Quaero Mobile

Il y a deux semaines la Commision européenne a autorisé le financement publique des moteurs de recherche Quaero et Theseus respectivement à hauteur de 99 millions d'euros et plus de 100 millions d'euros.

Initialement, le projet Quaero consister à développer un moteur de recherche en s'appuyant sur une synergie franco-allemande afin de réaliser un outil européen pour la recherche sur Internet.

En effet, les initiatives dans ce domaine, sont largement dominées par de puissantes sociétés américaines qui disposent à l'heure actuelle d'un monopole sur l'archivage et la recherche des données.

Cependant, les divergences entre les deux états n'ont pas permis de définir de façons cohérentes les ambitions de ce projet.

Ainsi, Quaero est devenu le projet français avec une très faible participation allemande et Theseus est le programme de moteur de recherche allemand...

On regrettera peut-être à l'avenir qu'il n'y ait pas eu de consensus voire même une plus grande association avec les autres membres de l'UE ... L'ambition affichée du projet est pourtant européenne.

Le groupe d'électronique français, Thomson va donc piloter le développement de ce moteur de recherche français, en collaboration avec le CNRS et l'Institut de la Recherche Informatique (l'INRIA).

De nombreux acteurs tels que des groupes industriels, des instituts et des Universités sont associés aux cinq phases du programme...

Bref, ce qui est intéressant par rapport à l'actualité telecom, est le fait que le projet Quaero intègre dans son déploiement une partie mobile... comme le montre le schéma ci dessous.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Notez que les dernières étapes sont pilotées par le moteur de recherche français Exalead et France Télécom Orange pour ce qui concerne le volet mobile de Quaero.

Comme beaucoup d'experts le pensent, il est difficile d'imaginer que Quaero devienne rapidement plus puissant que Google... D'abord j'ai cru comprendre que ce n'est pas l'objectif primordial.

Il s'agit effectivement de créer une alternative crédible dans ce secteur pour que le pouvoir sur les données de l'Internet, ne soit pas exclusivement dans les mains de quelques-uns.

Il est facile de rappeler que l'accès à l'information est un point stratégique car nous sommes dans une société de de la connaissance favorisant le développement de nos économies.

Mais en ce qui concerne le moteur de recherche sur mobile, c'est une autre histoire qui commence...

Depuis à peine deux ans, Yahoo, Microsoft, Google... les acteurs historiques du Web, se sont fortement intéressés aux recherches effectuées à partir d'un téléphone mobile disposant d'une connexion Internet.

Longtemps monopolisée par les opérateurs télécoms, la recherche Internet via un terminal mobile, se démocratise avec l'arrivée des forfaits data dits "illimités" et l'accès aux moteurs de recherche "historiques" lesquels sont aujourd'hui déclinés en version mobile... (Cf. Perpectives Mobiles: Acte 8 - La démocratisation de l'Internet mobile)

L'enjeux ou disons la bataille qui s'engage actuellement entre les opérateurs télécoms et les acteurs historiques du Web, c'est l'attractivité de la page d'accueil qui permet d'accéder à l'Internet via le navigateur de son téléphone mobile.

En clair, les opérateurs défendent avec vigueur leurs portails Internet mobile qui correspond à la première page d'accès au Web pour des milliers d'abonnés à la téléphonie mobile.

Google, Yahoo, ... proposant à leur tour leurs différents services dans le secteur mobile, les clients sont naturellement enclins à surfer sur le Web avec leurs appareils mobiles et leurs moteurs favoris... celui qu'ils utilisent communément avec un ordinateur.

Cette tendance observée chez les utilisateurs, est déjà très marquée aux Etats-Unis et moins en Europe. (Cf. Google, premier au top des sites de l'Internet mobile)

Sur notre continent, les opérateurs sont bien plus nombreux, très puissants et sans contre pouvoir sur l'accès à la recherche sur Internet... comme un Google, un Microsoft, un Yahoo envisagent de le faire.

Par ailleurs, ces derniers acteurs sont à la recherche de nouvelles croissances. Générer du trafic, capter l'attention des utilisateurs dans une situation de mobilité, c'est vraisemblablement pour développer les modèles économiques comme la publicité sur mobile et les services mobiles à fortes valeurs ajoutées...

Les opérateurs sont alors obligés de se positionner car il s'agit de ne pas laisser à la concurrence, la captation de futures sources de profits dans le secteur des telecoms. (Cf. Perspectives mobiles: Acte 6 - Evolution du métier d'opérateur mobile)

Orange adopte ainsi une attitude offensive en réfléchissant avec Exalead à son propre moteur de recherche qui devra répondre spécifiquement aux utilisateurs en situation de mobilité... Il y a, je pense des marges de manœuvre tout à fait intéressantes en terme d'ergonomie, de façon de présenter et d'organiser la pertinence ou encore géo-localiser des résultats d'une recherche sur un appareil mobile...

Prenons l'exemple suivant, je cherche une vidéo sur évènement sportif à l'aide du "super moteurd e recheche mobile".

Ce dernier me propose l'ensemble des services et contenus multimedia adaptés aux caractéristiques techniques de mon téléphone mobile, de sorte que je puisse lire la vidéo recherchée, accéder à des informations relatives à l'évènement et interagir avec mon environnement proche...

Aujourd'hui on est encore loin de cet aspect, la recherche sur mobile est à l'image d'un "Far West". On trouve de tout mais pas de façon qualitative pour un utilisateur qui ne dispose que d'un terminal au format poche. (Cf. Perspectives mobiles: Acte 1- Les moteurs de recherche)

Cet exemple n'est pas utopique puisque les équipes de Google travaillent déjà sur un projet similaire; le Google Mentalplex dont nous avions déjà parlé. (Cf. Dans les cartons du Google Phone)

En conclusion, le projet Quaero mobile doit proposer des fonctionnalités innovantes pour espérer convaincre les utilisateurs face aux inventions des ingénieurs de chez Google, Yahoo, ou Microsoft...

Le projet est donc à suivre...

Sources Quaero & Orange & Commision européenne.

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mardi, mars 18, 2008

Perspectives mobiles : Acte 12 - L'i-mode passé de mode ?

Il n'y a pas si longtemps de ça lorsque j'étais étudiant, un ami était venu se mettre à coté de moi sur un banc d'un amphi, pour me présenter avec enthousiasme son nouveau téléphone i-mode... Il y a de cela environ 5 ans.

A cette époque, Bouygues Telecom lancait les forfaits avec l'accès à l'internet mobile via le protocole i-mode, une licence promue et commercialisée par l'opérateur japonais Ntt Docomo, inventeur de la technologie.

Fort de son incroyable succès au Japon, l'i-mode concurrent du protocle WAP, était le nec plus ultra du moment puisque l'on pouvait à partir de son téléphone mobile surfer sur des sites mobiles adaptées aux petits écrans, le tout agrémenté de jolies couleurs et autres images attrayantes...

Au même moment, le WAP était tout de suite ringardisé car il ne permettait pas de faire grand chose : le langage de programmation pour réaliser un site mobile, c'est à dire le WML, ne permettait pas grand chose...

En vérité, c'était les terminaux de l'époque qui ne disposaient que de navigateurs Web très rudimentaires... et souvent les mini-sites s'affichaient en noir et blanc sur l'écran des téléphones mobiles.

En revanche, en terme de débit il n'y avait rien de magique car l'i-mode s'appuye sur différentes technologies telles que le GSM/GPRS pour l'acheminement de données... comme lors du démarrage du WAP : l'i-mode et le WAP constituent ainsi des couches de formalisation et de présentation des données...

Bref, je me rappelle de la phrase d'un étudiant lors d'un TP Telecom devant un intervenant extérieur de France Telecom qui faisait son cours... "Pffff! Laisse tomber, le WAP c'est mort!!! Les japonais y sont en avance!!"

Effectivement, des centaines de services mobiles i-mode étaient déjà présents sur l'Internet Mobile. Mais les choses ont bien changé en quelques années...au point d'affirmer que "l'i-mode c'est mort" ?

Bien que très populaire au Japon (environ 50 millions d'abonnés i-mode) et dans quelques régions d'Asie, l'i-mode ne s'est pas beaucoup développé hors de ses "frontières naturelles"...

On retrouve ici ou là quelques opérateurs à travers le monde qui ont fait un pari sur cette technologie comme en France, en Russie, en Italie, en Israel, en Autsralie, ...

C'est d'ailleurs en France, hormis le continent asiatique, que l'i-mode a connu le plus grand succès avec plusieurs milions d'abonnés. L'offre Bouygues Telecom, seul opérateur français à proposer l'i-mode, avoisinait au plus fort de son succès en 2006, entre 1,5 et 2 millions d'abonnés selon différentes sources...

Aujourd'hui la tendance est à la baisse, voire à la dégringolade...

En Europe, le scénario semble écrit depuis l'année dernière. En effet l'opérateur britannique O2 a décidé d'arrêter les services i-mode, même si le service continuera pour les 260 000 clients pendant encore 2 ans.

En Allemagne ou en Italie, les tentatives de mise sur la marché de cette technologie n'ont pas permis de constituer une clientèle de plus de 100 000 abonnées sur chacun de ces pays...

L'opérateur hollandais KPN a annoncer fin 2007, l'arrêt du développement de l'i-mode pour des raisons de rentabilité économique. Par exemple, l'opérateur belge Base, filiale de KPN compte actuellement 10.700 abonnés.

"Nous continuons certes à fournir le service, mais n'en faisons plus de la publicité. Il n'y aura plus de nouveaux appareils, et l'on ne développera plus de nouveaux services", explique Bart Vandesompele, porte-parole de Base.

Ailleurs comme en Australie, l'opérateur Telstra met fin à l'i-mode après avoir atteint seulement 60 000 abonnés en un peu plus de deux ans d'exploitation.

Il est donc l'heure pour Bouygues Telecom de tirer les leçons de la situation de l'offre i-mode. Est-elle encore pertinente ?

Voici ci-dessous, les éléments clés qui permettent de se faire une opinion sur le sujet.

Points positifs :

  • Une quantité non négligeable de services mobiles,
  • Un nombre significatif de clients par rapport aux autres opérateurs européens,
  • Un taux de transformation sur les services mobiles qui a longtemps été supérieur à 30%
  • Environ 50% des clients i-mode utilisent l'accès à l'Internet mobile.
  • La messagerie électronique.

Points négatifs:
  • Nombre d'abonnés en baisse,
  • Concurrence des services mobiles accessibles via le Haut Débit mobile : les technologies 3G/3G+ (de 384 kb/s pour l'UMTS à 3,6 Mb/s pour le HSDPA)
  • Particularité des terminaux i-mode, environnement logiciel à part (Ntt Docomo développe son propre langage Java, appelé Doja = conséquence peu de jeux sont développés par les éditeurs occidentaux dans ce secteur)
  • Marché mondial en diminution et moindre intérêts des constructeurs pour fournir des appareils avec de nombreuses fonctionnalités multimédia.
  • La qualité des services mobiles i-mode réalisés en langage de programmation c-HTML ne font plus la différence face aux services WAP développés avec le langage x-HTML.

Ainsi, le troisième opérateur français à décider de faire disparaître le portail i-mode au profit d'un seul portail WAP commun à tous ses clients.

Rien n'est totalement arrêté mais il est facile de comprendre que la technologie i-mode est en sursis au sein de l'état major commercial de Bouygues Telecom.

L'i-mode avait en son temps été qualifié de transition vers les services 3G/3G+ mais cette même transition est plus que jamais d'actualité.

En effet, ce sont les opérateurs Orange et SFR qui se partagent de façon égales et aux prix de rudes batailles médiatiques, le marché français de la 3G/3G+.

Bouygues Telecom quant à lui, continue de proposer des forfaits i-mode et Haut Débit Edge (2,5G) à ses clients. Fin 2007, l'opérateur a fait une timide incursion sur la 3G/HSDPA pour respecter ses engagements auprès de l'Autorité de Régulation des Télécommunications: les clauses de la licence de troisième génération, oblige Bouygues T. de déployer rapidement la 3G sur au minimum 20% du territoire national.

Actuellement seuls quelques professionnels disposant de cartes PCMCIA peuvent accéder à se service sur leur ordinateurs.

Dès lors, l'heure des choix cruciaux s'imposent à Bouygues Telecom et la technologie i-mode pourrait être la première à faire les frais du repositionnement stratégiques de l'opérateur... A moins que l'i-mode évolue vers du très Haut débit Mobile (3G) mais rien n'est moins sûr compte tenu de ce qui se passe en Europe.

A suivre...

Sources Bouygues Telecom & datanews.be

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dimanche, juillet 22, 2007

Perpectives Mobiles : Acte 11 - Prédictions pour 2008

A l'issue du Mobile Advertising organisé à Londres le 26 juin dernier, par MobiAD Network et Nokia Ad Service, quelques prédictions ont été formulées pour l'année 2008.

MobiAD Network est un organisme associant un maximum d'acteurs du secteurs télécoms et des médias.

De nombreux invités ont ainsi participé à ce colloque : Nokia, Disney, Yahoo, Blyk, Emap, FutureText... et ont partagé une dizaine de prévisions clés pour l'année prochaine.

  • Il y aura 3 milliards d'abonnées au téléphone mobile dont 50% avec des capacités d'échange et stockage de données. Les forfaits data seront de plus en plus proposés et l'utilisation de l'Internet mobile dépassera les usages de l'Internet via un accès fixe.
  • La publicité mobile passera progressivement de la phase de test vers un canal classique de diffusion de la publicité.
  • De nombreux opérateurs vont repenser leur stratégie concernant la publicité sur le mobile ou adopteront une stratgégie prenant en compte celle-ci. De petits opérateurs essaieront de développer de nouveaux modèles économiques.
  • L'iPhone va populariser le Web mobile. Cela va engendrer l'émergeance d'agences ou d'équipes dédiées à l'Internet mobile.
  • Toutes les grandes compagnies des médias développeront des portails WAP sérieux.
  • Une définition claire de la publicité mobile de base ou adaptée va apparaître et de nouvelles agences essaieront de devenir sépcialiste des différents types d'annonces publicitaires.
  • La technologie Flash arrivera et révolutionnera l'expérience mobile.
  • Quelqu'un cassera le modèle économique du coupon sur mobile.
  • Les nombreuses tentatives pour annoncer sur le mobile décolleront avec le support d'outils spécfiques comme Google Ads pour mobile.
  • Les contenus générés par les utilisateurs (User Generated Content UGC) seront subventionnés par la publicité
Je partage une grande partie de ces idées, je suis plus réservé sur l'émergeance rapide de la technologie Flash pour 2008 mais en ce qui concerne la démocratisation de l'Internet mobile, j'en suis assez sûr.

Mais je pense qu'il manque le phénomène de la personnalisation mobile accentué (applications, forfaits, téléphones mobiles personnalisés) et l'émergeance des communautés sur le mobile.

Source Mobiad.

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jeudi, mai 10, 2007

Perspectives mobiles: Hors série - The keitai as lifestyle infrastructure by NttDoCoMo





Ceci est une vidéo de l'opérateur mobile japonais NttDoCoMo posté par le blog Giiks.com pour expliquer comment le keitai (traduction de mobile en japonais) intervient dans nos vies de tout les jours.

Je la vous fait partager car il faut faire circuler l'information sur la vision des opérateurs dans ce secteur... Et puis cela nous fait un petit tour en Asie et plus particulièremement au Japon.

Source Giiks.com et NttDoCoMo.

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dimanche, avril 29, 2007

Perspectives mobiles : Acte 10 – Votez RFID, NFC ou Codes 2D ?

Pour réagir à un article publié dans l’édition du magazine Capital du mois d’avril 2007 concernant l’arrivée des technologies RFID et NFC dans notre vie quotidienne, je cherchais à savoir s’il n’y avait pas un choc frontal avec d’autres technologies telles que les codes 2D.

D’après l’article de Capital que je vous invite à lire, on apprend par exemple que l’opérateur Orange prévoit la sortie de téléphones mobiles capables de lire des étiquettes RFID pour 2008.

L’article détaille ainsi de nombreux exemples d’utilisations de cette technologie à travers notre vie quotidienne dans un futur proche.

Parallèlement, Orange lance bientôt sa campagne flash code (un code 2D) autour de la promotion du Nokia N73 équipé à l’achat d’un lecteur/décodeur de code 2D.

On va ainsi retrouver sur les affiches publicitaires de la marque des codes 2D que les utilisateurs pourront flasher avec leur mobile. Ces codes une fois photographiés par la caméra du téléphone permettront d’accéder à un contenu, un site mobile, une vidéo, etc.

Ce genre de campagnes de communication est plus que courant au Japon et démarre doucement aux Etats-Unis et en Europe.

Mais tout d’abord faisons un petit rappel de ce que signifie ces différents termes avant de les aborder :

-RFID: Radio Frequency Identification – Identification par onde radio.

On parle plus précisément d’étiquettes RFID. Celles-ci font office de code d’identification d’objets.

Ces étiquettes permettent de stocker beaucoup plus d’information qu’un simple code barre que l’on retrouve sur tous les produits achetés dans les grandes surfaces.

Les propriétés des étiquettes RFID sont ; la possibilité d’identifier rapidement à plus moins grande distance, dans un minimum de temps, un objet porteur d’une étiquette capable de renvoyer des données par ondes radio.

Par exemple : Prenons le cas d’un chariot remplis de produits différents et chacun porteur d’une étiquettes RFID qui lui est propre.

Le passage des produits en caisse s’effectue quelques secondes par le biais d’un portique qui interroge instantanément par ondes radio, toutes les puces RFID des produits mis dans votre chariot.

Résultat : en quelques secondes le système d’information du magasin et de son stock décrémente la quantité des produits achetés et vous recevez votre note à payer.

-NFC: Near Field Communication - Communication de proximité. Cette technologie initiée par Sony et Philips permet de faire communiquer des terminaux entre eux avec un débit de 424Kbits/s.

NFC est une branche de la technologie RFID. Les communications NFC sont réalisées à l’aide d’un lecteur qui transmet la puissance à une puce NFC (étiquette) par radiofréquence. Communications à double sens. Les utilisations sont multiples pour la téléphonie et en passe de devenir un standard international. Notons que les constructeurs Nokia et Samsung soutiennent cette technologie.

-Codes 2D: A l’origine inventés par les chercheurs Japonais sous le nom de QR-Code, cette technologie de codes à deux dimensions avaient pour objectifs de remplacer les codes barres qui ne permettent pas de stocker beaucoup d’information.


Les codes en général sont largement utilisés dans l’industrie pour identifier des objets manipulés dans les entreprises, les entrepôts…. Aussi, il était devenu nécessaire pour l’industrie d’augmenter la quantité d’information identifiant un produit à travers son étiquette.

Ces codes sont désormais utilisés par l’industrie des télécoms comme tag d’indentification. Citons aujourd’hui différentes normes de code 2D parmi lesquelles on retrouve : Semacode, Qr-code, Mobile Tag, Shot Code,…

Pour en savoir plus sur les codes, cliquer ici.

Ainsi, à l’occasion du salon Wima 2007 qui se tenait à Monaco du 18 au 20 avril, les professionnels du secteur des technologies sans fil ont rapporté quelques expériences concernant les usages des téléphones mobiles…et de la technologie NFC.

J’ajoute au passage que ce salon a organisé la première compétition européenne de projets autour des technologies NFC. Voici par ailleurs, la liste des projets et des récompensés de ce concours, cliquer ici.

L’une des expérimentations de la technologie NFC les plus marquantes réalisés en France, s’est déroulé dans la ville de Caen durant l’année 2006. Je vous laisse découvrir la vidéo qui présente les futures applications mobiles autour de l’utilisation de la technologie NFC.



Cette vidéo montre ainsi quels seront les usages de demain à travers différentes cas de communications d’un terminal mobile avec un objet :
  • communication avec un système de billetterie (trains, spectacles,…),
  • communication avec une borne de paiement,
  • communication avec d’autres appareils électroniques,
  • communication permettant de s’identifier (clé, carte d’identité,…),
  • communication avec une affiche publicitaire
  • … les exemples sont légions.
On remarque ainsi que la technologie NFC permet une grande interactivité entre mobile équipé d’un lecteur et les objets muni de puces NFC.

Ainsi, je pose la question suivante : quelle est le positionnement des codes 2D face à une partie des possibilités de ces nouvelles technologies ?

Concrètement : N’y a-t-il pas un risque de voir les codes 2D éclipsés par exemple dans le domaine des affiches publicitaires communicantes ou des étiquettes des produits ?

Les questions subsidiaires concernent aussi la facilité de déploiement des ces différentes techniques à court terme et les risques envisageables pour notre société.

J’ai donc naturellement sollicité M.Jérôme Chevillat de la société Kaywa afin de recueillir son avis sur ce sujet pointu et innovant.

1- Pouvez-vous présenter votre parcours professionnel et définir l’activité de la société Kaywa et vos services/produits ?

Parcours professionnel: Diplômé de l'Ecole Polytechnique de Lausanne (ch) j'ai commencé à travailler pour Nokia au centre de recherche de Boston (usa). Je suis revenu ensuite en Europe pour travailler en freelance pour finalement rejoindre Kaywa à Zürich.

Kaywa développe des « Services for the mobile internet ». Le premier service était une plateforme de blogs mobile (ie. qu'il est possible de consulter depuis son mobile) et nous avons étendues nos activités depuis quelques années en proposant une solution de code barre 2D et en développant de nouveaux outils « sociaux » et « mobiles ».

Télécharger le Reader Kaywa ici.

2- La presse quotidienne et des opérateurs telecom s’emparent de la technologie code 2D… dans différents pays…comme au Japon, aux USA et en Angleterre…en France…. Comment voyez-vous le développement des codes 2 D dans la société au coté de la technologie NFC par exemple ?

Ces sont là deux technologies complémentaires. Selon les usages le bon sens dictera d'utiliser une ou l'autre technologie. Typiquement la presse quotidienne (ie. Les journaux papiers) ont intérêt à utiliser des codes barres 2D qui convient beaucoup mieux au monde du « print ».

3- Pensez vous que la technologie du code 2D souffre de plusieurs handicaps que sont la normalisation des codes et la difficulté d’équiper les appareils mobiles d’une application de décodage ?



Oui... la multiplication des codes barres 2D (qu'il soit ouvert comme le datamatrix ou propriétaire comme le shotcode) est un vrai frein à sa démocratisation puisqu'il s'agit à chaque fois d'équiper son mobile du lecteur approprié afin de bénéficier des fonctionnalités. C'est un gros marché (qu'on essaye de créer un peu artificiellement) et c'est actuellement une véritable jungle et dont l'utilisateur final est évidemment le premier à faire les frais.

Le but «initial» et « principal » du code barre 2D et de faciliter l'accès à l'internet mobile aux utilisateurs qui auront alors accès à une multitude de services! Le vrai marché se situe au niveau des services et non tant que cela au niveau du code ou du reader.

Nokia par exemple a bien compris cela en équipant ses mobiles de lecteurs de QRCode / Datamatrix qui sont des formats ouverts et qui peuvent à priori lire tous les codes de ce genre.

Bien sûr en ajoutant d'autres fonctionnalités au « reader » comme l'identification c'est un autre marché mais il ne s'agit plus là simplement de transporter des utilisateurs dans le monde mobile.

4- L’avantage des codes 2D n’est il pas leur rapidité de mise en service ?

Oui cela devrait...

5- La technologie RFID ne représente –t elle pas une solution plus performante dans de nombreux usages de la vie quotidienne ?

Comme dit auparavant pour ce qui est des codes barres 2D et les NFC, l'utilisation d'une technologie plutôt qu'une autre dépend de l'usage et doit faire l'objet d'une étude cas par cas.

L'utilisation de la technologie RFID peut-être transparente pour l'utilisateur ce qui est bien pratique mais pose des questions de sécurité et de « privacy » (elle a donc l'avantage de ses inconvénients). Le code barre 2D quant à lui nécessite une action de l'utilisateur qui doit pro-activement scanner l'objet....

6- Pensez-vous que l’on puisse avoir des réticences quant à l’apparition d’étiquettes RFID dans tous les objets du quotidien ? Y-a-t-il selon vous des risques et des dérives dont la société devrait se prémunir ?

Etant avant tout un « geeks » j'ai toujours une vision un peu candide par rapport à ces technologies qui me fait d'abord penser aux avantages qu'elle peut procurer. Indéniablement il faut étudier les risques et de prévenir les dérives, éduquer les utilisateurs (et l'industrie) sur ce qui est fait/faisable avec ces technologies.

7- Quels sont les projets futurs de la société Kaywa ?

Continuer de développer des projets dans le domaine de l'internet web+mobile (think convergence), et exploiter un maximum des technologies comme le QR Code.

Merci à Jérôme Chevillat pour cet entretien et retrouver sur son blog ici.

Tags Technorati: , Mobile Kaywa

lundi, avril 09, 2007

Perspectives mobiles: Acte 9 : les promesses du "Machine to Machine"


Face à la baisse des revenus traditionnels de la téléphonie fixe et des communications mobiles, les opérateurs de télécomunication ont adopté des stratégies tout à fait intéressantes à l'égard de secteurs émergeants comme le Machine to Machine.

Le MToM ou M2M est la convergence entre différentes technologies que sont l'informatique, les réseaux de communication et des objets intelligents capables de communiquer entre eux et d'agir en utilisant les deux premières technologies.

Après la communication entre les hommes, il semble naturel de mettre la puissance de ces outils, au service des systèmes industriels et des actions humaines de la vie quotidienne:

Plusieurs exemples sont ainsi mis en avant pour démontrer l'intérêt et les domaines d'application du M2M tel que celui-ci:

"En 2003, les sociétés Metro en Allemagne et Stop & Shop au États-Unis ont expérimenté un chariot de supermarché électronique, muni d’un micro-ordinateur relié par un réseau sans fil à un système central. Ce chariot est capable de détecter les produits sélectionnés par le consommateur et d’automatiser à la fois le renouvellement du stock, le paiement et la fidélisation du consommateur." Source livre blanc M2M FT.

Mais effectivement ces exemples sont à la fois nombreux et plus ou moins récents.

Je me souviens que pendant mes études, on parlait déjà à travers quelques projets d'informatique embarqués, de capteurs et de systèmes, dits intelligents et autonomes capables d'analyser une données et de prendre une décision en fonction de la valeur de celle-ci.

Il y a donc 6-7 ans en ce qui me concerne, on faisait de la communication Machine To Machine sans avoir véritablement identifié la chaîne de communication entre les capteurs et les objets intelligents.

Le coeur du M2M se situe précisément à ce niveau.

Aujourd'hui, ceci représente un véritable enjeux et une espérance pour de nombreux domaines d'activités comme par exemple la robotique et la domotique qui ont connu des difficultés et qui sont restés confinés à des marchés de niches.

Par ailleurs, si on assiste actuellement à un grand intérêt des opérateurs de télécomunication et des grands équipementiers pour des solutions Machine To Machine, c'est parce qu'ils ont pris une longueur d'avance à travers la mise en place des réseaux de téléphonie mobile.

Les multiples réseaux faisant appels aux technologies sans fil : Bluetooth, GPRS, GSM, UMTS, Wifi, Wimax, etc. et aux technologies filaires ADSL, cable, fibre optique, etc. sont appelés à se deployer très rapidement dans l'industrie afin d'améliorer les processus de production.

Cependant, il ne faut pas oublier les outils qui gravitent autour du Machine to Machine qui vont favoriser son esssor et dont la téléphonie mobile est le plus grand promotteur.

On observe ainsi l'utilisation de technologies très intéressantes comme le RFID et NFC, le QR-code, le SMS,... les OS embarqués Symbian, linux embarqué, Windows Mobile... des langages de programation et environnement d'exécution destinés à l'embarqué comme J2ME, Javacard, KVM... les puces de type SIM... et les processeurs pour les systèmes d'information embarqués...

Ces dernières évolutions ne sont pas arrivées du jour au lendemain mais sont en train d'atteindre une certaine maturité. Elles permettent d'augmenter les capacités des objets intelligents et d'envisager plus facilement des sytèmes inter-communiquants fiables et autonomes.

Il ainsi fort probable d'imaginer dans 3 à 5 ans une forte expansion du Machine To Machine ne serait ce que dans la téléphonie mobile à l'image de ce que l'on observe actuellement :

  • systèmes de paiement mobile en caisse, sur des distributeurs,
  • systèmes de télécommande universelle,
  • systèmes de communication avec les mobiliers urbains....
Le Machine To Machine aura effectivement du sens s'il apporte un plus pour les activités humaines.

Il y aura d'autant plus d'intérêts au M2M si on assiste à une standardisation et une banalisation des produits communicants ainsi qu'une miniaturisation et une plus grande autonomie énergétique des dispositifs embarqués...

Les derniers arguments en faveur la valoristaion de la chaîne de communication sont encore et toujours la fiabilité et la facilité de déploiement des solutions M2M.



Les opérateurs mobiles ne s'y sont pas trompés puisqu'en France par exemple, les trois grandes marques mettent en place des départements dédiés entre autres, à l'étude de solutions pour les entreprises: Orange Business, SFR Entreprises, Bouygues TelecomEntreprises.

Les revenus dégagés par cette activité semblent aussi prometteurs comme l'illustre le graphique du cabinet Harbor Research en 2006.

Ainsi après le BtoB, BtoC, CtoC, ... voici le MtoM... ceci est donc à suivre...

Pour les personnes intéressées par le sujet, voici un livre blanc sur le M2M de mars 2006, co-signé par Orange, Fing et le Syntec informatique concernant les enjeux du MtoM.

Tags Technorati: , Mobile Perspectives M2M, Mobile Technologies

mardi, mars 27, 2007

Perspectives mobiles: Acte 8 - La démocratisation de l'Internet mobile



L'une des prochaines révolutions dans la téléphonie mobile est l'accès à l'Internet pour tous.

Dans notre monde actuel, nous avons tous les outils de communication à notre disposition. De nombreuses formes de communication ont été inventées ces dernières années; citons par exemple les courriels, les SMS, les MMS, les tchats, les forums, les blogs, les sites personnels... des outils fortement liés aux technologies de l'informatique et des télécommunications.

Ces derniers permettent aux utilisateurs de rester en contact avec le monde connecté, d'exprimer et de diffuser leurs pensées à l'aide de contenus de base que sont l'écrit, l'image, le son et la vidéo.

Ces mêmes contenus constituent la représentation de la présence de tout un chacun et de ses interactions au sein du monde connecté. Par exemple, le billet que je poste ce soir est le signe de ma présence sur Internet. Je m'exprime et je suis présent à travers un contenu écrit.

Mais les utilisateurs se sont rapidement apppropriés tous ces outils au point que chaque jours des millions de contenus sont produits et reproduits dans le monde connecté. Il est par exemple, pratiquement impossible de ne pas envoyer de courriels ou de SMS dans une journée.Même avec une forte volonté personnelle, le monde connecté sollicite votre réponse si par ailleurs, dans un passé proche vous avez eu des connections et interactions avec ce dernier.

Ceci pose en outre, différents sujets/problématiques concernant une certaine forme d'exclusion entre les gens connectés et ceux qui ne le sont pas...

Ceci dit, le point fondamental dans le monde connecté se caractérise par le signe de votre présence. Si vous êtes présent ou qu'il y a eu un témoignage, une trace de votre passage, vous existez. Il n'est pas rare d'arriver à cette conclusion: je suis connecté donc je suis.

Parallèlement, le téléphone mobile est un objet réel permettant d'utiliser des outils de communication: de faire et de recevoir des appels, des SMS, des MMS, des courriels...

D'autre part, si on réfléchit, on constate que le monde connecté d'aujourd'hui se résume à deux grands réseaux : réseau Internet et réseau téléphonique. Ces deux réseaux sont en train de fusionner à l'aide de technologies transversales comme la VoIP et le téléphone mobile. Cet outil étant l'expression la plus concrète de ce mariage annoncé.

L'interconnection de ces deux réseaux est une volonté de tous; des grands industriels du secteur tout d'abord et des utilisateurs ensuite. Ces derniers souhaitent par ailleurs, exercer leur présence dans le monde connecté où qu'ils soient dans le monde réel.

Notre besoin d'ubiquité et d'omniscience, je veux être présent et je veux savoir ce qui se passe à tout instant, va favoriser l'apparition de nouveaux usages et de nouvelles technologies qui vont elles aussi "attiser" de nouveaux usages de façons récurrentes. Un exemple: le haut débit dans la téléphonie mobile va ainsi propulser de nouveaux usages tels que la navigation sur l'Internet mobile, la consultation de ces mails via le mobile...

Les modèles économiques ne seront pas en reste car quelques réflexions commerciales aboutiront dans la téléphonie mobile à des offres illimitées ou financées par des moyens divers comme la publicité par exemple. Ces modèles économiques vont promouvoir les nouveaux usages du mobile.

L'Internet mobile illimité de Ten, la téléphonie gratuite avec le MVNO Blyk financée par des annonceurs et le programme de fidélité pour les abonnés haut-débit d'Orange, Davantage Mobile, sont des idées qui vont se développer.

Ces modèles économiques seront mis en place pour se susbtituer à la baisse des revenus dits "traditionnels" provenant des tarifs des communications. Baisse qui dit en passant, est due à la guerre entre acteurs de la téléphonie et l'emploi de technologies transverses et parfois moins coûteuses: la VoIP.

Enfin, l'image des offres en matières d'ADSL illimité pour X euros, sont peut-être un modèle économique transposable au monde de la téléphonie mobile.

L'important c'est que l'Internet mobile va se démocratiser car l'utilisateur "voudra effectuer" (on lui proposera) avec son mobile certaines actions réalisables à l'aide de son ordinateur connecté à Internet.

Et comme je le disais par ailleurs dans un précédent billet, le téléphone mobile se développe plus vite aujourd'hui dans le monde que l'ordinateur à 100 dollars!

Le mobile suscite dès lors, l'intérêt de toutes les sociétés de l'informatique et des télécommunication. Il faut savoir qu'il y a énormément d'argent investit en recherche et en exploitation ainsi qu'en développement de réseaux dans ce domaine.

N'oublions pas que les outils de communication permettent facilement la constitution de réseaux de personnes, facilitent les affaires, les constructions de projets et donc finalement génèrent de l'argent et de la croissance à travers tous les secteurs économiques...

Maintenant, il faut imaginer comment les utilisateurs vont investir l'Internet mobile.Je cite deux ou trois pistes que je vais essayer de détailler dans des billets plus focalisés sur chacun de ces sujets:

- L'Internet communautaire va se décliner dans des versions mobiles. Des MySpace et CyWorld , lequel arrive en Europe, sont déjà des projets en cours qui s'inscrivent dans le phénomène assez irreversible de la construction dans le monde connecté, de communautés d'intérêts communs.

Des modèles aggrégeant plusieurs outils de communications SMS, MMS, courriels et des outils de création vont faciliter la constitution d'une présence utilisateur sur l'Internet mobile. Par exemple: des outils permettront à un utilisateur lambda de créer son site, sa page perso. mobile en quelques clics... puis de communiquer à ses amis et via SMS, l'URL de son mini-site mobile...

Des acteurs comme Google, Yahoo et Microsoft ... seront les acteurs clés de ces outils.

-Le journalisme mobile est la volonté de tout un chacun de témoigner à tout instant au monde connecté d'une situation présente à travers un type de contenu: articles, photos, prise de son et de scènes filmées.

- Le mobile 2.0 ou la combinaison intelligente du Web 2.0 et du mobile. Il faut imaginer que des services proposés sur Internet devront vraisemblablement trouver leur prolongement dans une offre de services mobiles: plate-formes musicale, de partage de vidéos, d'enchères sur sites d'achats, de réalisation d' une commande de billet ou autre, etc.

La complémentarité du Web et du mobile est une notion à bien intégrer car il s'agit de proposer à l'utilisateur des fonctionnalités ayant un sens en situation de mobilité afin de lui permettre de rester dans le monde connecté avec son téléphone mobile.

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lundi, janvier 15, 2007

Perspectives mobiles : Acte 7- Flash Lite 2.0 où en est-on?

J'ai demandé au rédacteur de Hebi Flash Blog qui a une forte connaissance de Flash en tant que graphiste et qui effectue actuellement une veille technologique pour le compte d'une banque, son point de vue sur la technologie Flash Lite de Macromédia (Adobe).

Il me parait intéressant de vous en faire profiter afin que tout le monde puisse apporter son éclairage personnel.

_ A propos de Flash lite 2.0, c'est amusant que le sujet revienne à la surface car peu de gens en parlent pour l'instant. Les applications se font plutôt discrètes et la plupart des widgets sur mobile sont réalisés en J2EE.

Historiquement, la version flash lite 1 était du flash 4, ce qui limitait pas mal les possibilités, même cela n'empêchait pas de créer des fonds d'écrans animés, ou des petits jeux mais elle était installée sur peu de téléphones.

Le Flash Lite 2 est basé sur une version flash 7 avec quelques fonctionnalités en moins comme le streaming flash par exemple (dommage). Le développement n'est pas facile, beaucoup se plaignent de grosses différences entre le vrai flash 7 et le Flash lite 2.

Et puis, l'une des erreurs à mon avis d'Adobe est de faire payer 8$ le flash lite aux développeurs. Etant donné que certains sont frileux à l'idée de développer sur des systèmes fermés, ce n'est pas spécialement une bonne idée. (tout comme à une époque le prix prohibitifs des premières versions de flex et de flash media server même si cela se justifie par un coût de lancement de la technologie).

L'obstacle principal est l'installation par défaut du flash Lite sur les mobiles : je ne connais pas un seul utilisateur lambda qui irait sur le site d'Adobe installer la version Flash Lite pour pouvoir s'amuser avec.

Vient ensuite le fait que les développeurs vont passer un an à rendre compatible sur tous les téléphones leur application alors qu'ils auraient pu passer leur temps à mettre en place d'autres fonctionnalités. (voir la liste des téléphones compatibles mobiletag...). La réussite d'un projet mobile, c'est aussi sa portabilité sur tous les modèles de téléphones.

Pour moi, beaucoup de choses restent à faire en matière de Flash Lite : sur le web, flash a su prendre une place prépondérante en matière de vidéo/son/interactivité. Sur les bureaux, bon nombre de widgets sont en flash (pas tous par contre, et certains mal conçus sont extrêmements gourmands en ressources). Dans les semaines/mois à venir, il y a la convergence sur mobile : video, PDF, images, interactivité, et... flashcast.

Flashcast
est peut être l'application qui manquait jusque là : c'est un serveur qui délivre du contenu pour mobile en Flash Lite, en l'optimisant pour le mobile de l'utilisateur. (il existe actuellement chez des fournisseurs de contenus pour mobile de telles plate-forme en xhtml et en images qui optimisent le contenu délivré en fonction du mobile). On y voit tout de suite les gains en temps de développement.

D'autre part, si Adobe parvient à installer par défaut Flash Lite sur mobile, il y a aussi le Japon qui l'utilise déjà énormément, c'est une question de temps. Au Japon par exemple, un service qui prévoyait avec un tel système 1 millions d'abonnés, s'est retrouvé avec plus de 5 millions d'abonnés !

Si les widgets en J2EE ont été adoptés par les développeurs, c'est le flash lite qui aura été choisi par les graphistes pour ses capacités graphiques, l'interactivité et la personnalisation (ce sont des points qu'il ne faut pas négliger, car une belle présentation a toujours plus de succès qu'un emballage en carton!).

Seulement Adobe commence à tendre la main sérieusement aux développeurs, cela va changer pasmal la donne dans les prochains mois... (il n'y a qu'à voir la version de Flash 9, plus dédiée aux devs qu'aux graphistes j'ai l'impression)

Il commence à y avoir toutefois une bonne communauté qui s'agrandit de jour en jour autour de Flash Lite, et c'est un bon signe : blogs, tutoriaux, concours de design, il y a même des graphistes japonais qui s'y intéressent comme support artistique (car malgré tout, Flash lite est un cousin du Flash et donc plus abordable aux graphistes....)

Cependant, il ne faudrait pas que le Flash Lite se fasse désirer : outre les applications en J2EE, il y a Streamezzo en France qui propose déjà du contenu Rich media, et quelques autres.

Toutefois, c'est en 2005 que le flash lite a commencé vraiment à être intégré sur mobile. 2007 sera-t-elle l'année du Flash Lite, et pas seulement pour des fonds d'écrans animés ou des Sudoku ?

C'est un peu comme l'application www.yourminis.com parue dernièrement en flex, il manque à Flash Lite pour l'instant une application phare qui imposerait la technologie dans le domaine du mobile....

A lire aussi :


Source - Entretien avec Crazy Snake - Hebi Flash Blog.

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dimanche, décembre 10, 2006

Perpectives mobiles : Acte 6- Evolution du métier d'opérateur mobile






On constate d'après ces graphiques (Source omsyc.com), que les revenus des télécommunications mobiles continuent de baisser au Japon et en Chine.

En compensation, les revenus provenant du trafic data sont en augmentation dans l'archipel nippon et le taux d'équipement mobile des chinois affiche une forte progression.

Il en résulte que les opérateurs mobile sont en train de vivre une révolution en terme de métier. Afin de garder leurs marges, les opérateurs sont obligés d'accroître leurs parts de marché respectives, soit en gagnant un "nouveau client" : premier contrat mobile client ou captation d'un client de la concurrence, soit en proposant des services attractifs et consommateurs de data.

La première possibilité est sans doute pas sans limite : le taux d'équipement mobile et les parts des clients/opérateurs se stabilisent déjà sur plusieurs continents: Europe, Amérique du Nord et Japon/Corée du Sud.

L'autre possibilité consiste à ne plus être seulement fournisseurs de tuyaux et de raccordements vers l'Internet Mobile mais aussi propriétaires et diffuseurs de contenus: l'éternelle bataille depuis l'avènement de l'Internet.

Un autre axe d'étude pourrait aussi faire envisager le mobile communautaire comme une source de revenus subsanticiels non négligeables puisque de nombreuses études montrent que les "communautés" de l'Internet deviendront les plus gros générateurs de contenus.

Ceci préfigure deux choses: une concentration du secteur avec la fusion d'opérateurs mobiles afin d'accroître les revenus par des économies d'échelle et une modification du rapport entre opérateurs et les majors des médias détenant les droits du cinéma, de la musique, ...

mardi, novembre 28, 2006

Perspectives mobiles: Acte 5 - 3 milliards d'abonnées mobile en 2007

Nokia annonce que les prévisions du nombre d'abonnés au téléphone mobile devraient atteindre et dépasser les 3 milliards pour 2007, soit un an avant ce qui été prévu par les experts du secteur.

La demande en mobile est en grand partie, tirée par les pays émergents. La chine est maintenant le premier marché mondial avec 460 millions de clients et Pékin prévoit 1 milliard d'abonnés au mobile pour 2010.

La progression est fulgurante dans ce pays puisque les spécialistes s'accordent sur le fait que tous les neufs mois, un marché comme la France se crée.

D'autre part, l'institut Gartner indique que la progression des ventes en Asie avoisine les 55%, les 19% en Afrique et en Europe de l'Est contre seulement 1,9% en Europe de l'ouest. Dans certains pays, le téléphone mobile se développe ainsi plus vite que l'installation des infrastructures nécessaires à l'utilisation du téléphone fixe.

Ainsi les principaux fabricants de mobiles lorgnent sur ces nouveaux marchés notamment Motorola et Nokia.

Le finlandais commencera à vendre en Inde son fameux Motofone le mois prochain tandis que l'américain proposera un téléphone aux alentours de 30 dollars.

---

Mobile trends: 5th Act - 3.000 millions mobile subscribers in 2007

Nokia has announced 3.000 millions of mobile users by the end of 2007, a number expected next year by telecom specialists.

Growth is principally leaded by emerging markets. China is actually the first world market with 460 millions of users, and Beijing foresees 1000 millions of mobile subscribers by 2010.

The progression is constant and each nine months a new French-size market is created in developing countries.

In addition, the Gartner Group points that sales progression is reaching 55% in Asia, 19 % in Africa and East Europe, while West Europe barely attends 1,9 %. Mobile networks are being rapidly deployed in comparison with fixed infrastructure.

In consequence, main handset manufactures, like Nokia and Motorola are watching the evolution of these markets.

The finish mobile leader will start offering its famous Motofone next month, while the American handset producer will commercialize a handset at 30 dollars.

Traduction anglaise par Ignacio Lizarralde.

dimanche, novembre 19, 2006

Perspectives mobiles: Acte 4 - La vidéo sur mobile

On assiste depuis quelques jours à des communiqués de presse qui foisonnent autour de plate-formes de diffusion de vidéos pour les mobiles.

Sans aucun doute, vous avez du entendre parler ou lire des articles traitant de l'arrivée de Moblr, du lancement d'une version de YouTube mobile, de l'association Daylimotion et de Cellcast pour une plate-forme de diffusion vidéo... et de TinyTube, un site pour mobile qui encode à la volée les vidéos de Youtube au format 3GP... et j'oubliais Google aussi.

Bref, tous les jours l'actualité du secteur est difficile à suivre, à décrypter et ceci pour plusieurs raisons: tout d'abord parce que tout le monde fait des effets d'annonces..., ensuite il s'agit pour ces entreprises d'attirer les investisseurs et les clients potentiels...

Alors pour y voir plus clair, il faut essayer de dégager des tendances sur le phénomène de la vidéo sur mobile. Ceci me semble plus pertinant.

A ce sujet une analyse commandée par Nokia au Dr Shani Orgad du Department Media et Communications de la London School of Economics, donne quelques idées forces concernant l'impact de la vidéo mobile et les répercussions dans différents secteurs comme la publicité.

Le rapport explique tout d'abord que l'arrivée de la TV mobile va accroître l'expérience personnelle de l'utilisateur avec une certaine appropriation du canal de communication. L'utilisateur n'est plus seulement spectateur mais aussi créateur de contenus audiovisuels, maître des vidéos qu'il souhaite visualiser et le tout dans une situation de mobilité.

Ainsi, la TV mobile ne sera vraisemblablement pas la simple transposition des chaînes TV existantes en version mobile. La personnalisation, l'interactivité et les contenus générés par les utilisateurs seront plus proches des futurs cas d'utilisation de la vidéo sur mobile.

Toujours d'après l'étude et le Dr Orgad, les agences publicitaires devraient profiter de cette dynamique pour mieux appréhender leurs audiences. Par exemple, le rapport révèle que des publicitaires expérimentent actuellement des formats de publicité en vidéo de 5 à 7 secondes, lesquels seraient plus faciles à suivre sur un mobile.

Ce que les gens veulent voir d'après le rapport:

  • des bulletins d'informations concis,
  • de l'interactivité pour participer à des jeux ou à des débats TV,
  • de l'accès à des contenus vidéos produits par d'autres utilisateurs,
  • des formats de distribution adaptés: par exemple des vidéos ségmentées, des mobisodes (contraction de mobile et d'épisodes)
Le contenu télévisuel doit lui aussi s'adapter et pour le Dr Shani Orgad on va assister à l'émergence de nouveaux formats respectants quelques règles:
  • Réaliser des focus sur des objets précis et éviter les plans larges: pour une conversation, il faut focaliser la vidéo sur la tête de l'interlocuteur.
  • Rendre les vidéos fractionnables pour pouvoir les télécharger et les visualiser rapidement,
  • Renforcer l'effet spectacle visuel avec des images plus suggestives,
  • Puiser et délivrer des contenus locaux, c'est à dire en phase avec le déplacement de l'utilisateur.
Enfin de nouveaux rendez-vous sont à imaginer entre le spectateur et les chaînes de TV puisque d'après des retours d'expériences des diffuseurs de TV en Europe, les accès sur le mobile se font généralement le matin et le soir en même temps que les programmes TV en prime time.

Le rapport complet ici / Download the full report here. (in english - pdf file)

Le forum Nokia sur la télévision mobile ici / Nokia mobile TV forum here.

Source Cellular-News.

dimanche, octobre 15, 2006

Perspectives mobiles: Acte 3 - Le Mobile 2.0 ???















On parle beaucoup sur le net du Web 2.0 présenté souvent comme une révolution technologique ou marketing de l'Internet. Le terme Web 2.0 a été inventé en 2004 par Dale Dougherty de la société O'Reilly_Media.

Là encore, il y a plétores d'avis contraires et rappelons aussi qu'officiellement plusieurs organisations comme le W3C, l'IETF et d'autres censées définir certaines notions/normes de l'Internet, restent assez discrètes à propos de cette question.

Le web 2.0, c'est en partie, de nombreuses applications qui rendent simple la création de forums, de blogs, d'albums photos et vidéos... et permettant aux internautes d'échanger, de participer, de créer de l'information, du contenu... dans un espace de liberté qui n'a pas de frontières connues.

Ce reporter à la définition web 2.0 du wikipédia francophone pour avoir une définition plus exhaustive. (Tiens, c'est une application web 2.0!)

Mais ce qui m'intrigue le plus à vrai dire et qui motive ce billet, c'est le mobile 2.0... je voudrais avoir des éléments pour en juger la pertinence! (je n'ai pas de définition dans wikipédia)

Est-ce que le mobile 2.0 est la transposition pure et simple du web 2.0 sur le mobile ? J'ai des doutes car l'Internet Mobile à encore un retard conséquent sur l'Internet PC et je pense que les expériences utilisateurs sur un téléphone mobile et sur un pc ou un Mac sont assez différentes.

Ne serait-ce pas alors l'utilisation dans ce secteur, de technologies "pas toujours très standadisées" ?
  • J2ME,
  • Flash-Lite,
  • cHtml, wml, xHtml...
Ou alors des applications mobiles attrayantes comme les widgets pour mobile qui permettent d'afficher sur son portable joliement des flux RSS?

Je pense notament aux widgets de la société Widset... Qu'en pensez-vous Thomas, Philippe, Eric, Fabrice ? Suis-je le seul à me poser cette question ?

Ou encore tous les services de géolocalisation, les expériences de paiement sur mobile, ... un peu la vision NttDocoMo présentée la semaine dernière dans leur vidéo ?

Ou cela annonce tout simplement l'arrivée imminente (c'est déjà le cas) des poids lourds de l'internet comme Google, Yahoo, MSN dans une chasse jusque-là gardée par les opérateurs de la téléphonie mobile ?

Ainsi une conférence va avoir lieu le 6 Novembre à San Francisco avec des nombreux acteurs qui vont définir le Mobile 2.0...

Si vous y assistez merci pour le retour d'information... si vous en savez plus que moi, faites profiter en passant l'information pour savoir si ce terme n'est pas trop galvaudé.

Il serait bien d'avoir une information claire et objective du sujet afin d'éviter d'éventuel "buzz marketing" car c'est un peu comme ça que la bulle internet 1.0 a éclaté!

dimanche, octobre 01, 2006

Perspectives mobiles: Hors série - Vision NttDoCoMo des services mobiles de demain

mardi, septembre 12, 2006

Perspectives mobiles : Acte 2 – Le paiement mobile avec CRANDY

Philippe Lerouge, Directeur Général de NCS, le leader européen du paiement par mobile, et fondateur de ce concept en France avec notamment le service CRANDY, a répondu à quelques unes de mes questions.

CRANDY permet déjà à plusieurs centaines de milliers de personnes de payer avec leurs mobiles en Europe et il est intéressant de connaître ce système et de le confronter à ce qui existe actuellement.

En outre, vous pouvez suivre l’actualité et les analyses de Philippe Lerouge concernant le paiement mobile sur son blog intitulé Le paiement mobile.

1-Pouvez vous présenter en quelques mots l'activité de la société CRANDY ?

CRANDY est un produit de la société allemande NCS. Le système CRANDY permet de transformer tout téléphone mobile (ou fixe) en un véritable portefeuille virtuel dans lequel on peut y loger un porte-monnaie relié au compte bancaire mais aussi des cartes de fidélisation marketing multi enseignes. De manière standard les flux financiers qui transitent sur le compte mobile sont gérés par NCS mobile payment bank GmbH qui dispose d’une licence e-money européenne. Cependant ces flux peuvent être gérés par tout établissement bancaire souhaitant utiliser cette technologie pour la gestion du compte mobile de ses clients.

L’avantage du système réside dans sa simplicité, il suffit de composer un numéro de téléphone pour activer instantanément le compte mobile. Selon le degré de fonctionnalités que l’utilisateur souhaite activer il peut configurer son compte sur Internet. Le système est également très viral car le simple fait de transférer de l’argent de mobile à mobile active le compte de celui recevant les fonds. Nous avons grâce à ce moyen gagné plus de 360000 clients en quelques mois d’existence.

2-Quels sont actuellement vos domaines d'application? Et prochainement?

Le compte mobile permet tout d’abord de transférer simplement de l’argent en P2P de mobile à mobile.

On peut également payer sur les distributeurs automatiques de boissons, nous avons des machines opérationnelles dans 3 pays et notamment en France.

Des applications de paiement de stationnement municipal sur parcmètre sont également possibles notamment à Cologne en Allemagne et très bientôt en Ile de France. Le paiement du stationnement virtuel fonctionne quant à lui à Gent en Belgique et très prochainement dans quelques municipalités françaises.

CRANDY permet de payer un ensemble de services dématérialisés s’apparentant au Ticketing pour le transport avec une expérience en cours dans le sud de la France, pour la réservation de biens et services dans les fast-foods par exemple, mais également pour les spectacles et les évènements sportifs….

Enfin, j’ajoute que notre technologie ouvre beaucoup de perspectives dans le domaine du mobile marketing avec notamment de nombreuses possibilités pour le couponing ou la gestion des chèques cadeaux.

3-Peut-on utiliser votre système pour monétiser des services mobiles type wap/i-mode/flash ? (par exemple téléchargement de contenu contre paiement)

Oui, je l’oubliais, CRANDY permet également d’acheter des contenus numériques soit directement sur Internet en lieu et place de la carte bancaire, mais également sur le mobile sur les portails wap java ou i-mode. Vous choisissez votre contenu sans envoi de SMS+ ou sans payer de taxe particulière, et lors de la livraison sur mobile du paiement, vous êtes directement débité au prix réel sur votre compte mobile.

Ce système est d’ailleurs une bonne alternative au SMS+. Imaginez une seule seconde que vous puissiez dès aujourd’hui voter ou acheter une sonnerie en payant au prix réel (déduction faite de la marge prise par les opérateurs sur les SMS+) depuis votre compte bancaire ? C’est possible aujourd’hui avec notre technologie.

Nous avons également des applications comme des jeux Java en « pay per use » qui sont directement intégrées avec le moyen de paiement CRANDY …

4- Actuellement il existe différents modes de paiement sur mobile avec d'un coté les systèmes de "billing" des opérateurs telecom, et de l'autres, des solutions fournies par des entreprises innovantes comme paypal mobile, Obopay,...
quel est votre point de vue sur ces évolutions et le système qui pourra
s'imposer à un large public ?

Notre système est clairement dans la deuxième famille.

Même si les éditeurs sont demandeurs de changement pour des raisons économiques, sur des domaines rodés comme l’achat de contenus numérique, il sera bien évidemment difficile de supplanter les moyens de « billing » des opérateurs sans des investissements marketing lourds.

Pour d’autres usages nouveaux, où la valeur ajoutée est bien réelle, comme le parking, le transport, ou la distribution automatique, ce seront bien évidemment les industriels qui feront le marché. Car ils pensent que le paiement par mobile est un moyen pour développer leur chiffre d’affaires, mais ils ne le feront pas à n’importe quel prix. Alors que les systèmes de billing actuels demandent des commissions variant de 10 à 40%, pensez-vous une seule seconde qu’un gestionnaire de distributeurs automatiques acceptera une commission de plus de 1 ou 2% par transaction pour un nouveau système dématérialisé ? Les business models actuels ne sont pas adaptés à certains services et c’est la raison pour laquelle CRANDY rencontre un grand succès sur des domaines encore inexplorés.

Enfin, je pense que le paiement par mobile n’a d’intérêt que si et seulement si, il apporte un service supplémentaire perçu clairement par l’utilisateur. Le public est bien évidemment sensible au marketing mais avant tout au « crédit gain de temps ». L’idée de CRANDY est de lui simplifier la vie. Il nous faut donc mettre en place des services utiles sur lesquels nous communiquerons par la suite.

En conclusion, je dirai que c’est le système le plus simple aux yeux de tous qui s’imposera naturellement.


dimanche, juillet 23, 2006

Perspectives mobiles : Acte 1 - Les moteurs de recherche

Un des gros problèmes aujourd'hui sur l'Internet mobile est la visibilité de son site mobile.

Les éditeurs de contenu sont pratiquement obligés de passer par la coupe du kiosque Gallery partagé par les trois opérateurs nationaux que sont Orange, SFR et Bouygues Télécom.

Le kiosque Gallery est en effet le seul annuaire dont les opérateurs assurent la promotion sur les sites des opérateurs: liens sur la Home page Orange World, de SFR..., par le biais de publicité TV pour le moteur de recherche Gallery...

Bref, soit votre service partage ses revenus générés aves les trois opérateurs gérant le kiosque Gallery en satisfaisant bien entendu la charte Gallery... soit vous n'existez pas dans le référencement de l'Internet mobile.

Sans compter qu'en plus les opérateurs font le nécessaire pour que les téléphones qu'ils commercialisent via leurs différentes offres possèdent des signets vers leur Home page et le kiosque Gallery...

Ainsi pour l'utilisateurs lambda de l'internet mobile, il est évident que ce dernier ne va pas chercher plus loin que le signet kiosque Gallery ou "Home page" opérateur en terme d'accès aux services mobiles.

On comprend alors que les différents kiosques en Europe soient stratégiques pour les professionnels comme les éditeurs ou même les grandes marques qui possèdent des budgets de communication sur ce média.

Mais, je crois sérieusement que ce modèle est a remettre profondément en question. La raison tient au fait que les opérateurs ont trop la main mise sur la politique éditoriale des kiosques et ensuite parce que des acteurs majeurs tels que Yahoo et Google, Msn Search... et d'autres encore trop discrets se mêlent de la question.

Des accords récents entre Yahoo et Motorola pour inclure des signets dans les futurs mobiles de la marque se font jour. Quant à Google, la société propose déjà la version française de son google mobile avec pleins de services: google maps, google news...

Les navigateurs mobile comme Opéra mobile sont aussi des vecteurs de signets pré-enregistrés...

Ainsi, l'aventure de l'internet mobile risque de bien changer. L'utilisateur lambda qui utilise son moteur de recherche préféré sur son PC ou Mac va à mon sens utiliser son même moteur de recherche pour l'Internet Mobile.

Comble de la chose, je pense même qu'il n'y aura qu'une faible promotion de cette utilisation cela se fera naturellement contrairement à Gallery.

Je crois aussi que nous allons vite changer de vocabulaire en parlant de façon plus générale de sites mobiles. Ceci veut dire que le référencement va s'ouvrir à tous comme actuellement sur l'Internet.

Editeurs, annonceurs et grand public pourront faire des sites mobiles via des technologies simple fournies par Yahoo, Google... (tiens donc! y a des déjà des blogs mobiles) et ensuite nous organiser pour bien les référencer et augmenter leur visibilité.

Je ne prédis pas la fin du système des Kiosques comme Gallery mais je crois sincèrement que les opérateurs vont devoir bouger les lignes de leur politique en la matière...


Prochainement Acte 2 - les systèmes de paiement mobiles alternatifs.

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