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mercredi, septembre 02, 2009

Univers mobile: qui imposera sa technologie?

Pour rebondir sur l’analyse d’Etienne Bureau concernant l’hétérogénéité de l’univers mobile, il est peut être intéressant d’observer la recomposition des télécoms mobiles pour comprendre l’incroyable diversité technologique et les avantages que peuvent en tirer les utilisateurs.

Effectivement, chaque acteur met en place sa plateforme de développement et ses offres de services multimédia (leur App Store, leur iTunes, etc.) autour de lancement de nouveaux terminaux.

Ceci est finalement une bonne chose pour les utilisateurs car les constructeurs repoussent chaque jour les défis techniques de leurs produits. Toutefois, combien de constructeurs de téléphones (ou d'acteurs de la téléphonie mobile) seront capables de maintenir cette cadence infernale du toujours plus ?

  • Apple, Nokia, RIM, (voire Palm) font le pari d'être à la fois constructeurs, fournisseurs de services multimédia, d’un OS et d'une plateforme de développement.
  • Microsoft, Google et d'autres "ne disposent que" de leur OS et de leur plateforme de développement avec quelques services à valeurs ajoutées. Pour le moment, ils s'appuient sur des partenaires pour diffuser des terminaux supportant leurs logiciels
  • Les autres constructeurs essaient de suivre tant bien que mal en allant au delà de leur métier de base ou en nouant des partenariats avec les marques précitées.

Aussi la question qui se pose est : est-ce que tous les acteurs peuvent se permettre d'offrir des services et des technologies différentes en suscitant de vrais engouements auprès des utilisateurs ou des communautés de développeurs ?

Il probable que non car la différenciation et l’indépendance technologique risquent de coûter cher. Il devient difficile de se distinguer des marques dominantes dans ce domaine.

Finalement, il est possible que 3 ou 4 acteurs puissent se partager les plus grosses parts de marché des utilisateurs de Smartphones. En ce moment, Apple imprime le rythme des changements dans cette industrie sans pour autant dominer l’ensemble du parc.

Lire la suite...

mercredi, juillet 15, 2009

LG fait comme les autres...un App Store

Pour rester dans la course, la marque LG l'un des tout premiers constructeurs mondial de téléphones mobiles va lancer dans plusieurs pays sa boutique de logiciels à l'image de ce qu'Apple, Microsoft, Google ou RIM... proposent déjà.

Le bien nommé LG Application Store dispose d'un catalogue de plus de 1400 applications payantes ou gratuites. Pour les possesseurs des derniers modèles de la marque, il faudra patienter encore un peu puisque ce service lancé en version Bêta, est actuellement accessible qu'à certains pays d'Asie (pour le moment).

Des rumeurs font état d'un prochain lancement de cette boutique sur les marchés européens et d'Amérique du sud, bref là où la marque est bien implantée. Rappelons que le marché français est stratégique pour ce constructeur car il doit être vraisemblablement dans le Top 3 des marques de téléphones mobiles écoulés en France. De mémoire, je crois que Samsung, Nokia et Lg doivent constituer ce podium... Contredisez-moi si vous avez plus d'infos.

Bref, les utilisateurs français devraient alors avoir la possibilité de télécharger toutes sortes d'applications à travers cette plate-forme de services dédiées aux applications: jeux, utilitaires, finance, etc.

Les applications pourront être réalisées en J2ME à travers le Java SDK fourni par LG ou encore en Flash Lite en utilisant le Content Developer Kit fourni par Adobe.

L'arrivée de tous ces App Store que nous avions déjà évoqué dans un précédent billet, est une preuve d'une grande tendance générale.

Il est facile de comprendre que les constructeurs n'ont guère le choix. Pour continuer à promouvoir leurs téléphones mobiles, il ne suffit plus de proposer un appareil multifonctions, véritable couteau suisse technologique. Il devient en effet nécessaire de mettre en avant des services multimédias attractifs qui peuvent exploiter au mieux toutes les capacités des appareils.

Toutefois ces efforts et investissements coûteux pour les fabricants de téléphones mobiles, seront-ils suffisant pour contrer les multiples offensives et l'avance des pionniers (Apple, Google,...) ? Difficile à dire.

Certains constructeurs se résignent déjà à ne fournir que le terminal mobile et ne tenteront vraisemblablement pas l'aventure individuelle de la création de services multimédias à fortes valeurs ajoutées car cela devient cher et que les retours commerciaux sont peu évidents.

Dans cette surenchère de services et de fonctionnalités sur les téléphones mobiles, se cache une guerre entre marques qui coûte très cher pour de nombreux acteurs en ces temps de crise économique.

Aussi, il est possible que des marques disparaissent ou créées rapidement des partenariats forts/ voire exclusifs avec les opérateurs ou des fournisseurs de services (Apple, Google, Microsoft...). En fait, nous observons déjà ce phénomène mais il devrait s'accélérer.

En effet, il est difficile de croire que chaque constructeur puisse mettre en place leurs propres plates-formes de développement ou de diffusion de services/contenus pour leurs téléphones mobiles à la 'App Store'.

Premièrement, la promesse initiale des plates-formes de développement pour mobile est de faciliter le travail des développeurs. Un seul développement compatible avec plusieurs téléphones.

Deuxièmement, les Store ont pour objectifs de référencer des contenus (applications, musique,etc.) et de permettre leur diffusion de façon gratuite ou payante. Il s'agit d'une place de marché où les utilisateurs personnalisent leurs téléphones mobiles en sélectionnent les contenus qu'ils souhaitent télécharger.

Personnellement, je crois qu'il ne va rester que quelques sociétés qui vont pouvoir imposer leur plates-formes de développement sur le marché (avec une domination forte de 2 ou 3 acteurs).

  • Apple
  • Google
  • Nokia
  • RIM
  • Microsoft
  • Sun
Bien entendu, il ne s'agit pas de n'importe quel marché. Au delà des geeks, on va s'intéresser à un marché en devenir : les consommateurs de services multimédias mobiles à valeurs ajoutées (Internet mobile, téléchargement d'applications, de vidéos, etc.) en définitive ceux qui constituent actuellement le business du multimedia sur téléphone mobile...

En ce qui concerne, les Store, les choses ne sont guère plus ouvertes. Les sociétés citées précédemment ont déjà leur Store et vont essayer de verrouiller à la façon d'Apple, la diffusion des contenus sur téléphones mobiles.

Dans ce cas, les opérateurs de télécom et les autres constructeurs de téléphones mobiles ont des marges de manœuvre réduites. Ils se retrouveront sans doute dans l'obligation de travailler ensemble pour proposer des alternatives attractives...mais cela risque d'être difficile à imaginer.

A suivre...

Source LG.

samedi, juin 27, 2009

Apple Micro-transation : comment rentabiliser une appli iPhone ?

Fort du succès de son App Store (1 milliard d'applis téléchargées en moins d'un an), Apple va proposer aux développeurs, une brique de paiement qui s'intègre dans les applications mobiles iPhone/iPod (> 40 millions d'appareils dans le monde).

L'objectif d'Apple est de permettre aux éditeurs en tout genre de monétiser leurs créations car ne nous voilons pas la face, peu de développeurs ont réussi à rentabiliser leur activité en ce qui concerne le développement et la diffusion de leurs applis.

Seuls de gros éditeurs de jeux tels que l'américain Electronic Art ou encore le français Gameloft arrivent à facturer leurs jeux mobiles pour quelques euros (entre 2€ et 8€) même si quelques "développeurs en herbes" ont su tirer bénéfices de l'App Store.

Les exemples de success story sont effectivement nombreuses à travers le monde mais ne sauraient cacher l'immense majorité des éditeurs (au sens large) qui n'ont pas encore trouver le filons... dans cette nouvelle ruée vers l'or!

Les développeurs les plus talentueux qui ont su dégager de substantiels revenus à travers la diffusion d'applis sur l'App Store, confirment tous qu'ils ne sauraient vivre des bénéfices engendrés...info/intox ?

Par ailleurs, pour beaucoup d'éditeurs, groupes de média et autres entreprises qui s'intéressent de près au phénomène iPhone, la principale difficulté est de trouver un modèle économique pertinent sur ce canal de communication.

Je pense notamment au cas de l'application iPhone LeMonde. Je lisais un article dans le magazine Capital sur le fait que le journal regrette aujourd'hui d'avoir lancé son application mobile iPhone. En réalité, les utilisateurs d'iPhone se sont certes rués sur cette application gratuite et sympa qui permet de lire les articles du premier journal de France en mode connecté/déconnecté (pour peu que les articles aient été pré chargés) mais la problématique du journal est que finalement l'audience générée par l'utilisation de cette application embarquée n'est pas bien monétisée ou monétisable.

En effet, LeMonde.fr comme bons nombres de journaux disposant d'un site Web se battent chaque jour pour rentabiliser leurs activités sur Internet dans un monde où l'information est confrontée au modèle du "tout gratuit".

L'arrivée de nouveaux usages (développement de l'Internet mobile, application iPhone) "obligent" en quelques sortes les médias à suivre la tendance du marché en bousculant leurs modèles économiques bien fragiles.

La problématique est donc pour beaucoup comment rentabiliser ce nouveau canal ?

Et bien, je pense que dans le cas du journal LeMonde.fr, il faut repenser la stratégie digitale du groupe entre les services Web et mobiles car il y a de l'espace pour inventer de nouvelles choses; la synergie multicanal: intégration de toute la chaîne de valeurs générée par le Web et le mobile.

La technologie et le savoir-faire des équipes marketing & commerciales doivent se combiner pour trouver le modèle économique adéquat.

Si Apple propose la possibilité d'intégrer les micro-transaction au sein des applis iPhone, il est facile d'imaginer qu'au sein de l'appli gratuite LeMonde.fr, il soit possible de proposer du contenu premium accessible après paiement. Finalement, nous en revenons à ce qui est actuellement pratiqué sur le site Web du journal : une version grand public pour l'audience et une édition payante pour les abonnés.

Aussi, le journal LeMonde.fr pourrait très bien imaginer après avoir lancé sa première application gratuite sur l'App Store, proposer une seconde application payante (avec un prix peu élevé) orienté sur des thématiques de type magazine online aux contenus très qualitatif et avant premières en tout genre, exclusivement réservées sur ce canal de communication. (Il faut attirer le chalant!).

Pour rendre encore plus attrayantes et efficaces sa stratégie digitale, LeMonde.fr devrait repenser les usages possibles à travers des applis mobiles et entrevoir l'expérience utilisateurs qui en découle... (et pourquoi pas monétiser les mises à jour des applis iPhone. Ceci n'est pas encore possible!)

Il est curieux finalement qu'une application mobile ne puisse pas être totalement paramétrable depuis un espace client/utilisateur accessible sur le site Web du journal LeMonde.fr. Il est toutefois possible de configurer ses préférences directement sur l'application mobile... mais je m'explique:

Vous êtes passionné par une ou plusieurs thématiques du journal, dès lors sur l'espace client Web, vous configurez votre application iPhone pour quelle ne recevoient que les articles en rapport avec vos intérêts...

...et puis vous configurez votre appli mobile en activant/désactivant certains modules fonctionnels (espace commentaire, interview) et autres "widgets" de différents partenaires (facebook, twitter pour blogger une info, etc.) ...

...vous ajoutez à cela des fonctionnalités d'alerting SMS/MMS pour accroître et doper les usages... et augmenter la simplicité de la personnalisation...

J'exagère un peu car il y a effectivement déjà quelques paramétrages possibles mais ils devraient pousser la logique plus loin.

Au delà, je pense que le journal LeMonde.fr pourrait se saisir de la question du journal participatif ou citoyen afin de prolonger la durée de vie de l'application mobile... il faut qu'elle soit utile et en perpétuelle évolution... bref vivante!

Par exemple, une édition spéciale baptisée "Le journal par les abonnés" s'appuyant sur des fonctionnalités d'une application iPhone LeMonde.fr Reporter, pourrait permettre à toute personne de produire un contenu (photos, vidéos, sons, textes) en situation de mobilité et de pousser ses articles vers une équipe éditoriale en charge de les publier...

Le journal participatif via LeMonde.fr quel terrain de jeu immense... me direz-vous ? Imaginez seulement la puissance journalistique du média... Un journal qui a finalement des yeux partout et qui utilise à fond la technologie et le phénomène du User Generated Content!!

Enfin, l'utilisation de la publicité au sein des applications doit être renforcée et mieux étudiée selon le profil des mobinautes. L'accent doit être mis sur l'affichage d'annonces ciblées et géolocalisées pour assurer une pertinence des infos publicitaires adaptées à la taille du téléphone.

Sur ce canal particulier, la publicité doit aussi prendre en compte les futures politiques de référencement sur le mobile qui vont voir le jour (prochaine bataille, la guerre de l'audience). Je m'explique:

Actuellement, il existe des milliers d'applications, de services mobiles ou encore des milliers de contenus sur iTunes, ne serait-ce que pour l'iPhone mais le problème qui va se poser de manière évidente est comment les éditeurs de ces mêmes contenus vont sortir du lot ?

Réponse: en faisant de la publicité ciblée sur les services mobiles ou à travers les applications embarquées qui génèrent de l'audience...et pourquoi pas via l'appli LeMonde.fr... N'est-ce pas un moyen de monétiser son audience ?

On notera que Google lance Adsense for Mobile Apps en bêta, vous me suivez ? Je me demande si par hasard Apple ne proposerait pas quelque chose dans le genre !!!

Les problèmes soulevés pour le cas du journal LeMonde.fr sont pour moi un cas d'école car beaucoup d'éditeurs d'applications iPhone sont ou seront confrontés à ce que nous venons d'aborder.

A suivre...

jeudi, mai 14, 2009

MOCOM 2020 - The Future of Mobile Media and Communication

MOCOM2020 is an open think tank about mobile media worldwide. Our goal is to develop a visualized vision of the future of mobile media in the year 2020...




Source Mocom2020.

vendredi, mars 20, 2009

Philippe Jeudy : « Les opérateurs mobiles ont épuisé les jeunes pousses »


A l'occasion du mobile 2.0, Philippe répondait à quelques questions de Jérôme Bouteiller, journaliste à Neteco.com.

Vous découvrirez une vision de ce qui se passe outre-Atlantique dans le secteur de la mobilité. Je partage l'analyse de Philippe selon laquelle nous avons souvent pensé que les américains étaient en retard dans le secteur de la mobilité mais qu'aujourd'hui l'innovation et le changement viennent des grandes sociétés américaines de l'informatique.

C'est d'ailleurs ce qui a permis de mettre un "bon coup de pieds" dans les modèles économiques et les domaines réservés; "walled garden" des opérateurs de télécom en favorisant l'innovation.

Outre cet aspect, il aurait été intéressant de savoir quelles sont les similitudes et les différences entre les marchés américains et européens si on considère les usages de la mobilité sur le marché asiatique comme totalement endémique.

Par ailleurs, faut-il envisager à long terme que les opérateurs européens deviennent des freins à l'innovation en ne favorisant pas suffisamment la création de jeunes pousses autour de la mobilité ?

Une autre interview de Philippe lors du Web3 autour de la convergence Web et du mobile :
Philippe Jeudy, Mobile 2.0:"Les jeunes pousses européennes se positionnent aux USA"

Source Neteco.com

vendredi, mars 13, 2009

Les affiches communicantes de la RATP font débats

Nous parlions en 2008 avec Olivier Chouraki, du projet d'installation de panneaux publicitaires "intelligents" dans le métro par la RATP et son Agence de vente d'espaces publicitaires Métrobus.

Le déploiement a ainsi commencé comme en témoigne les premières images datant de mars 2009 et le communiqué de presse de la RATP.

"Le 28 janvier 2009 – Metrobus (membre du G.I.E. Media Transports, leader européen de la publicité dans les univers du transport) et la RATP confirment le déploiement de 400 mobiliers de communication numérique dans le métro-RER d’ici la rentrée."

Le principe de ces panneaux publicitaires d'un nouveau genre est de proposer aux annonceurs des espaces publicitaires numériques capable de remplacer les affiches traditionnelles, de mesurer l'audience et de développer l'interactivité avec les usagers
qui indiquent des signes d'intérêts pour une publicité affichée.

Le panneau publicitaire se trouve en effet équipé de capteurs (caméras) installés dans le système qui ont pour vocation de détecter les visages qui sont orientés vers l'affiche, de comptabiliser le nombre de passages et le temps d'exposition.

A cela s'ajoute un système communicant bluetooth qui permet à l'affiche de délivrer un message d'information ou un contenu multimédia sur le téléphone mobile de l'usager qui serait intéressé par l'affiche publicitaire.

Voici une vidéo montrant à quoi ressemble ces fameux panneaux numériques:



Alors voilà la première expérience du bluetooth grandeur nature en France ???

Norbert Maire, directeur de l'innovation de Metrobus, se félicite de "l'engouement des annonceurs pour ces espaces" qui provoquent aussi l'émoi de certains.

La RATP, Métrobus et la société qui fournie la solution Majority Report sont effectivement attaquées en justice par un collectif d'associations anti-pub et contre toute atteinte à la vie privée des usagers. Les politiques ne sont pas en reste sur cette question qui touche aux libertés publiques comme l'illustre le propos de la députée Mme Martine Baillard.

"Nous voulons obtenir que le juge désigne un expert pour faire ouvrir les panneaux et analyser tout ce qu'il y a à l'intérieur", a expliqué à l'AFP David Sterboul, militant de Résistance à l'agression publicitaire (Rap), l'une des associations.

"Le fait qu'il y ait des capteurs, c'est une intrusion, et le pire, c'est le bluetooth, parce que c'est une publicité particulièrement envahissante", a précisé à l'AFP Charlotte Nenner, présidente de Rap, en référence à la possibilité pour ces écrans de communiquer avec les téléphones portables des passants.

"C'est orwellien, juge la députée Verte Martine Billard, la RATP utilise le réseau de transport public pour vendre les usagers à des sociétés de publicité." "Ce n'est pas son rôle", poursuit l'élue.

Il est vrai que la présence de caméra et la diffusion de messages intrusifs via bluetooth peuvent faire débat.

La CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté) a ainsi indiqué qu'elle désapprouvait l'envoi systématique de messages. Elle ajoute que le système devait recueillir le consentement des utilisateurs avant de communiquer avec les usagers. La CNIL a par ailleurs déjà avertit la RATP avec la mise en place du pass Navigo.

La carte Navigo rappelons le, est équipée de la technologie RFID (radio fréquence identification) qui communique avec les portiques du métro ou les bornes des bus parisiens pour autoriser l'accès au transport.

Pour disposer de cette carte qui met définitivement au placard la vieille carte Orange, les clients doivent communiquer à la RATP des informations personnelles à des fins "commerciales et de prospection", précisent les conditions générales d'utilisation.

La CNIL demande à la RATP (une entreprise publique) de délivrer des cartes Navigo "anonyme" au sens où les données collectées seraient confidentielles et non revendues à un tiers.

Mais que dirons-nous quand les puces RFID seront directement intégrées dans les téléphones mobiles ??

Personnellement, je trouve que la RATP agit d'une manière choquante. Je comprends tout à fait les craintes des collectifs et des responsables politiques vis-à-vis de ces sujets qui concernent les libertés fondamentales.

Le progrès technologique ne va pas effectivement sans risque. Nous assistons si nous y prenons garde à un flicage systématique des faits et gestes de tout un chacun...si ce n'est pas déjà le cas!

Il est étonnant qu'une entreprise publique de surcroit, décide seule d'exploiter les données de ses clients sans que ces derniers puissent au moins refuser la commercialisation de leurs informations personnelles... en sachant de plus que si on habite la région parisienne, la RATP est pratiquement incontournable pour se déplacer... Il n'y plus de choix possible, il faut accepter!

Il est regrettable qu'il n'y ait pas eu de concertation avec les élus, les associations ou des collectifs d'usagers de la RATP si ces derniers existent...avant le déploiement de la solution.

Encore une fois la sensibilité des utilisateurs a été ignorée! Ce n'est pas une bonne démarche métier. Le travail d'ingénierie ne doit pas se résumer à la technique mais aussi comprendre l'environnement dans lequel il doit opéré. Certains parlerons d'éthique, moi je propose la compréhension des enjeux lors de la mise en œuvre de ce type de technologie.

Sur le plan de la communication, l'effet est désastreux pour la RATP et jette un voile de méfiance sur la technologie qu'elle veut utiliser!

Je pense qu'il y a des solutions pour la mise en pratique de ces nouvelles technologies afin que tout le monde puisse y trouver son compte dans le respect des libertés individuelles.

Sans cela, nous ne pouvons pas parler de progrès! Qu'est-ce qu'une société en situation de monopole qui impose à ses usagers le flicage des déplacements à des fins commerciales ? réponse : le début d'une dictature numérique !

D'autres exemples existent aux Etats-Unis et au Canada...nous avions évoqués quelques exemples (Pepsi libère des bulles mobiles!), mais je ne sais pas quelle a été l'ampleur de la polémique vis à vis de ces sujets...Il est vrai aussi qu'en France la culture du consensus n'est pas une approche naturelle.

Le tribunal de Paris est donc saisi de ces questions et devrait apporter des réponses durant le mois d'Avril.

A suivre...

Sources Le monde.fr & RATP & MetroBus.

mercredi, janvier 07, 2009

Votez pour les innovations Google Mobile

Google avait déjà lancé une compétition internationale pour réaliser des applications sur sa plate-forme de développement mobile Androïd (cf. Google Android: Qui remportera 25 00 dollars?). La société propose cette fois-ci, aux gens de participer aux choix des applications mobile qui vont être développées en priorité.

Pour cela, la firme américaine a mis au point un site Web qui recense toutes les idées plus ou moins avancées ayant germé dans les cerveaux de ses ingénieurs...

A travers cette initiative Google espère ainsi créer une communauté autour de ses produits et applications Google Mobile.

Les gens qui s'inscrivent sur ce site, peuvent ainsi voter ou critiquer les idées présentées mais aussi donner leurs opinions ou faire de nouvelles suggestions et participer aux discussions entre individus passionnés...

Ce centre de recherche participatif à moindre frais est intéressant mais pose évidement la question de la propriété intellectuelle des idées déposées par tout un chacun. Nous avions déjà présenté tous ces risques dans le succès des plateformes de services mobiles qui font justement appel à la contribution très bon marché de tous les esprits créatifs de la planète... au profit de quelques entreprises Microsoft, Apple, Google...

Ce genre d'initiative participe effectivement à l'émergence d'idées nouvelles qui feront sans doute les innovations ou les futurs produits à succèsde Google Mobile... mais rien ne garanti que les gens ayant soumis leurs brillantes idées soient récompensés dans le futur...

Le site Web Product Ideas for Google Mobile.

A suivre...

Source Google.

samedi, octobre 11, 2008

Orange Application Shop, kesako ?

Orange commencerait-il à frémir de se voir déposséder de son marché de distribution d'applications mobiles ?

Il est vrai que les éditeurs d'applications mobile souffrent d'un mode de diffusion extrêmement verrouillé.

En France pour bien exposer une application mobile sur le marché, il faut par exemple disposer d'un service mobile de téléchargements d'applications, raccordé à un kiosque de services mobiles pour gagner en visibilité.

Ensuite, il faut reverser environ 70% des gains réalisés sur la vente du produit, à l'opérateur du client ayant accepter de payer et télécharger votre application mobile...

Certains appelleront ça du vol et ne s'étonneront pas des difficultés de ce secteur prometteur, fautes d'éditeurs suffisamment puissants et innovants.

Ce mode de fonctionnement est résolument remis en question par les pratiques de l'App Store d'Apple qui non content de contrôler tout le circuit de distribution aux détriments des opérateurs impuissants, favorise aussi ce modèle, en reversant environ 70% des gains obtenus aux développeurs...

Il est aisé de parier que l'Androïd Market de Google et le futur SkyMarket de Windows Mobile construiront des modèles économiques similaires...

Du coup, il est temps pour les opérateurs de télécom de réagir car il s'agit de ne pas perdre la main sur cette source de profits.

Orange Application Shop est l'une des réponses proposées par l'opérateur.

Il s'appuie sur un programme appelé Orange Partner que certains connaissent depuis quelques années.

Parfois on entend parler de sessions Partner Camp ici et là, souvent loin du marché de l'opérateur français, c'est à dire principalement l'Europe de l'Ouest (Orange UK, Orange France, Orange Spain,...).

La prochaine session est à Cape Canaveral (Floride), vous me direz pourquoi si loin ? Peut être à cause des labos de recherche de France Télécom aux Etats-Unis... Mais Orange n'est pas directement opérateur aux Etats-Unis.

Bref, souvent il n'y a rien d'extraordinaire qui en ressort... je suis volontairement critique... car au lieu d'aller aux Etats-Unis, à San Francisco ou autres lieux branchés...les petits européens aimeraient bien que les sessions de cet opérateur se fassent majoritairement en Europe...cœur du marché.... Le dernier Code Camp en France remonte à 2005

Si c'est pas Orange qui le fait, Google, Windows et Apple viendront de toutes façon ici... pour chercher l'innovation des jeunes pousses et ça sera ouvert à tout le monde...sans aucune discrimination. Bref, je lance le débat.

Orange Application Shop est donc espace permettant aux développeurs de déposer leurs applications et où les mobinautes pourront faire leur marché via le WAP et le Web.

L'initiative a été lancée en Angleterre, en Belgique et en Espagne. Elle connaitrait un grand succès selon Orange. D'après ces mêmes responsables, un lancement est prévu en France.

Certes, un développeur pourra bénéficier de l'incroyable puissance marketing du groupe Orange mais je ne suis pas certain que les gains soient toujours répartis équitablement. A voir.

Par ailleurs, je crains que des plate-formes telles que Windows Mobiles, Symbian (Nokia), Androïd et Apple iPhone protègent jalousement la diffusion d'applications mobiles propriétaires, ne laissant que des miettes aux opérateurs.

Le marché visé par Orange repose essentiellement sur des applications mobiles de type Java embarqué (J2ME) (et un peu Symbian). Or il n'est pas certain que dans le bouleversement des acteurs de la téléphonie mobile, cette technologie puisse durablement survivre. Je vais peut être vite en besogne.

Toujours est-il que Sun ou Esmertec (promoteurs du J2ME) ne se positionnent pas franchement dans la bataille...

Bref à suivre.

dimanche, septembre 28, 2008

SAV l'émission : Comment utiliser un téléphone portable





Source www.fromrumm.skyblog.fr

Téléphonie mobile: risques ou pas ?

Un intéressant dossier du monde.fr suit depuis quelques mois la sortie d'un rapport d'un comité d'experts et autres scientifiques mandatés pour analyser les risques encourus suite à l'utilisation de téléphones mobiles.

On apprend que cette étude qui doit apporter un verdict sur une question extrêmement controversée devait sortir cet automne... Elle est finalement renvoyée à une date inconnue...Il faut plus de temps pour mener l'enquête selon le directeur des recherches.

Conscient des enjeux financiers colossaux qui sont derrière tout ça, un rapport sur de possibles problèmes de santé suite à une surexposition au téléphone mobile, pourrait avoir des conséquences importantes.

Si des troubles sanitaires sont avérés, il s'agira alors de faire face à un scandale planétaire renvoyant dos à dos les constructeurs et les opérateurs de télécom mais aussi les pouvoirs publics des États qui auront été laxistes sur ce sujet.

Rappelons qu'en cette fin d'année 2008, 4 milliards de téléphones mobiles équiperont la population mondiale.

Il est bien de traiter ce problème car des dossiers comme l'amiante et autres... ont démontré que bien des abus ont été commis par le passé.

Sans avoir vraiment d'idées claires, fautes d'éléments tangibles, je pense qu'il y a tout de même un doute.

Il y a effectivement des organismes de contrôle qui font leur travail dans les pays riches mais sans remettre tout en cause, des "faits divers" tels que le retrait discret de bornes Wi-Fi dans les bibliothèques parisiennes suites à des plaintes, ou d'antennes relais trop puissantes... ou encore des reportages sur des employés travaillant pour les fabricants de mobiles ayant développé des tumeurs...

Un jour je pense qu'il serait de bon ton de ne pas prendre les gens pour de vulgaires consommateurs mais comme des êtres humains...et pas du bétails à qui ont peu vendre n'importe quoi pour faire du fric!

En ces temps où l'écologie et le développement durable deviennent tendance, il faudra aussi apporter des réponses quant à la production d'appareils électroniques facilement recyclables au sein de filières industrielles parfaitement identifiées où la transparence serait de mise. Il ne s'agit pas de renvoyer nos produits vers le tiers monde quand cela n'a plus de valeurs marchandes en Europe par exemple.

Aujourd'hui des rapports de Greenpeace pointent régulièrement les derniers modèles de téléphones mobiles de très grandes marques comme étant néfastes pour l'environnement. Il s'agit là aussi d'un enjeux étant donné la production massive entrainée par la démocratisation des télécommunications mobiles.

Sans être un intégriste sur cette question, il est légitime de penser que les autorités se doivent d'être exigeantes pour protéger aux mieux les citoyens sur ces sujets. Elles ont été faites pour cela.

La réglementation devrait être inflexible et progressiste en matière de santé. Ainsi, nos élus se doivent de représenter et d'informer avec les journalistes, la population qui n'est pas toujours au fait mais qui sera en définitive, la première concernée s'il y a un risque pour la santé.

Cela doit primer me semble-t-il sur tous les autres intérêts.

A suivre...

vendredi, juillet 18, 2008

iPhone 3G : 10 fonctionnalités manquantes

Loin d'encenser l'appareil ou de le dénigrer puisque j'en utilise un et que je ne le regrette pas, j'avoue qu'il y a toutefois des fonctionnalités de base qui auraient pu figurer sur la version 3G.

Un article du site PCWorld concernant l'iPhone 3G note les éléments manquants :

  1. Multimedia Messaging Service (MMS)
  2. Stereo Bluetooth / A2DP support
  3. Selecting, copying, and pasting text
  4. Horizontal keyboard for e-mail and notes
  5. Improved predictive text (or the ability to turn it off)
  6. Integrated IM application
  7. Flash support
  8. A better camera and a camcorder
  9. Unified e-mail inbox
  10. Voice dialing and voice memos
Il y en a quelques unes pour lesquelles je prends le parie que des mises à jour du firmware (mise à jour de l'OS) de l'iPhone ou des applications à installer via l'App Store, vont apporter des solutions à ces manques...

Je note par ailleurs d'autres éléments qui devraient être pris en compte dans une future version de l'appareil :
  1. Sauvegarde et import de contacts à partir d'une carte SIM, (il est nécessaire de passer par Outlook pour le transfert de contacts d'un iPhone V1 à un iPhone V2)
  2. Une machine virtuelle Java pour faire tourner des applications java (J2ME),
  3. Un turner FM pour écouter la radio sans passer par la 3G ou le Wi-fi afin de diminuer la consommation de la batterie,
  4. l'accès à la batterie sur l'appareil,
  5. faire en sorte que l'appareil soit écologique et recyclable,
  6. etc.
Personnellement, je trouve que cela va dans le bon sens car les critiques des utilisateurs me semblent dans l'ensemble constructives vis à vis des fonctionnalités de cet appareil.

On sent qu'il y a du potentiel dans cette "iBrique" logicielle ! Et Apple à tout intérêt à faire évoluer son iPhone progressivement pour conquérir des marchés et solliciter l'envie d'avoir le dernier cri de la marque ...

On remarquera que des clients se sentent concernés et participent à des forums dédiés un peu partout sur Internet. Il y a une communauté qui se développe et qui donne son avis sur le produit...

On ne peut pas nier que c'est un coup de maître pour Apple. Rares sont les marques qui arrivent à susciter un débat autour de leurs produits... peut être que cela est le résultat d'un effet médiatique ?? Sans doute mais pas uniquement... Je pense qu'il y avait une attente d'un public averti...

Aussi, je ne parle pas des remarques concernant les forfaits opérateurs ou les politiques commerciales d'Apple... mais seulement des aspects techniques et fonctionnels du produit... le reste est en effet très discutable.

Tags Technorati:

dimanche, avril 13, 2008

Et si Orange ou Nokia rachetait Yahoo ?

Yahoo by Nokia ou Yahoo by Orange... l'idée ne vous semble pas intéressante ?

Dans cette bataille que se livrent Microsoft et News Corp d'un coté et Google et
AOL de l'autre, en vue de mettre la main sur Yahoo... il y a beaucoup d'incertitudes et d'enjeux.

De nombreux articles relatent effectivement les intérêts de chacun. Je cite à titre d'exemple celui du Figaro datant du 11 avril dernier : Yahoo! et Microsoft mobilisent des alliés de poids.

Outre ces aspects, il se pourrait très bien que d'autres acteurs interviennent... et il serait envisageable qu'ils soient européens...

En disant cela, je pense en premier lieu à Nokia qui a besoin de conforter sa stratégie services avec la mise en place progressive sa plate-forme OVI... Le constructeur essaie en définitive de produire des logiciels qui fonctionnent avec Internet et les appareils mobiles...

Apple lui a damné le pion en lançant l'iPhone alors que cette entreprise ne partait de rien... Et si Google se lançait à son tour dans la production d'un téléphone avec ses différents logiciels en ligne...

Rappelons aussi que Yahoo a lancé il y a quelques mois tout juste, Yahoo! Goes mobile 3.O, sa nouvelle plateforme de services mobiles sur laquelle les développeurs du monde entier sont invités à créer des Widgets pour compléter l'environnement logiciels du moteur de recherche
...

De son coté l'opérateur Orange est à la croisée des chemins. Je pense d'ailleurs que c'est l'opérateur mondial qui a le plus vite compris et intégré le fait que son métier initial devait évoluer.

La preuve en est, le groupe vient de lancer des partenariats avec des majors pour la diffusion de contenus vidéo sur différents canaux de diffusion au nez et à la barbe du groupe Canal + (appartenant à Vivendi, propriétaire en partie de SFR - Neuf Cégetel)...

De plus, Orange a racheté des droits de diffusion de la ligue de football... Orange ne veut donc pas seulement fournir les tuyaux mais aussi contrôler les contenus diffusés dans ces derniers.

Cette stratégie lui permettra d'accroître l'attractivité de ses offres télécoms mobiles, ADSL, ... et de dégager des marges bénéficiaires sur d'autres secteurs compensant ainsi la baisse des revenus liées aux seules communications.

D'autre part, il ne faut négliger l'intérêt que porte le groupe France Telecom Orange pour la recherche sur Internet.

Sa collaboration dans le projet Quaero (cf. Perspectives mobiles: Acte 13 - Quaero Mobile) et le "moteur Orange" sont des aspects qui peuvent faire penser que Orange by Yahoo n'est pas invraisemblable...

Au même titre que pour Nokia, les développements de Yahoo autour des technologies mobiles et publicitaires (gros enjeux) trouveraient une synergie avec les efforts d'Orange dans ce domaine.

Cette fiction sera-t-elle bientôt une réalité ?

A suivre...

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Produire un mobile, ça ne paye plus !!

Depuis quelques temps, on assiste à une recomposition du marché des constructeurs de téléphones mobiles. Je ne sais pas si vous avez prêté attention à cela, mais de nombreuses firmes occidentales se sont en effet tout doucement désengagées de la fabrication de ce type d'appareils au profit d'entreprises souvent asiatiques.

Malgré un marché très porteur et une croissance assez vigoureuse, il semble que certaines marques aient les faveurs du grand public et de ce fait dominent largement les ventes actuelles.

Avec plusieurs millions de téléphones vendus l'année dernière, on aurait tendance à croire qu'il y a de la place pour des dizaines de constructeurs différents et des modèles en tout genre.

Cette époque a effectivement été une réalité, au démarrage des télécommunications mobiles, il y a 8 - 10 ans...

Aujourd'hui, seulement 5 marques se réservent les plus grosses parts de ce marché avec en tête, le constructeur finlandais Nokia, puis le sud-coréen Samsung, l'américain Motorola, le suédo-japonais Sony Ericsson et le sud-coréen LG fermant la marche.


Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Leur suprématie sur la scène internationale masque les succès régionaux de certains constructeurs devenus pour le coup de moindre importance. On pourrait parler du BlackBerry de RIM en Amérique du Nord, du positionnement de Sharp au Japon, ou encore de l'importance (déclinante) de Sagem sur le marché français,...

Mais l'histoire montre que rien n'est définitif. Il y a encore quelques mois, la marque Apple était totalement absente de ce marché sur lequel l'entreprise n'avait aucune expérience.

En imposant une rupture technologique dans le domaine, par l'intermédiaire de l'iPhone, Apple réussit à diffuser son appareil à travers le monde à plusieurs millions d'exemplaires... Le comble de cette intrusion, c'est le fait que les constructeurs dominants, rivalisent d'imitations pour combler le saut technologique proposé par Apple...

A l'inverse, on assiste à des pertes de marché très inquiétante pour Motorola à la fois sur son marché, les Etats-Unis, mais aussi au niveau mondial. La baisse des ventes de la marque se faisant tellement menaçante, que le groupe d'électronique américain décide, il y a peu, de se séparer de sa division mobile...

Ainsi, des groupes financiers ont pris des parts majoritaires dans cette nouvelle entité et vont se charger d'exploiter la marque au niveau international...

Cette mésaventure rappelle la réorganisation du groupe d'électronique Sagem en France, devenu suite à différentes fusions, le groupe Safran. Aujourd'hui, la division mobile de Safran, Sagem, a été contrainte de revoir sa stratégie.

Positionnée sur les terminaux haut de gamme, la marque ne cherche plus à rivaliser sur la diffusion de masse ou encore les téléphones mobiles "bon marché".

Il était même question de rapprocher Sagem de Motorola, ou encore de céder cette activité... rien n'est encore arrêté.

Cette dernière éventualité a été retenue par de nombreux constructeurs comme Alcatel en France, le groupe allemand Siemens qui a vendu sa divison mobile et une concession sur le nom de sa marque, au taïwanais BenQ avec les déconvenues en terme d'emplois que l'on sait tous...

D'autres encore préfèrerons tout bonnement arrêter leur activité sur le marché des télécoms. C'est par exemple le dernier cas en date, le japonnais Mistsubishi qui a conclu l'exercice 2007 avec plus de deux millions de terminaux écoulés sur l'archipel nippon. Son seul distributeur dans ce pays était l'opérateur Ntt DoCoMo...

Si l'on revient un peu sur les causes de ces transformations majeures, on constatera que seuls les plus gros acteurs peuvent survivre.

Il est en effet facile d'identifier les défis majeurs qui s'imposent aux constructeurs pour conserver et accroître leurs parts de marché respectives:
  • Le coût de l'innovation : l'innovation requiert en permanence, un effort coûteux et particulier sur la recherche technologique afin de ne pas accuser de retard face à la concurrence. En témoigne, le saut technologique de l'iPhone. Peu de marques peuvent rapidement riposter à ce produit.
  • L'anticipation des tendances du marché : ce travail nécessite d'effectuer une veille stratégique sur son marché traditionnel (jeunes, actifs, séniors...) et sur l'évolution des modes ou comportements sur des marchés régionaux ou au niveau mondial. L'objectif étant de produire ce que les gens ont besoin ou pourraient acheter.
  • Les accords de diffusion : cet aspect est aussi vital que les deux premiers car sans un réseau de vente, le produit du constructeur n'a aucun moyen d'arriver dans les mains du consommateur. Il faut donc travailler avec les opérateurs télécoms mondiaux et avoir la capacité d'imposer des politiques commerciales face à des acteurs puissants.
  • L'écosystème autour d'un produit : chacun sait aujourd'hui qu'un téléphone mobile est porteur d'une image. Nokia, c'est l'innovation au bout des doigts, Sony Ericsson, c'est l'univers musical et le coté chic,... Au delà de ces aspects, il faut nécessairement développer un environnement de logiciels et services ludiques autour de la musique, de la vidéo, de la géolocalisation... Ce travail est aussi coûteux en terme de développement mais il participe de la vie d'un produit. Un consommateur a dans l'esprit qu'il a acheté un appareil qui peut évoluer... exemple de l'écosystème autour de l'iPhone.
  • Les coûts de production : le dernier point est aussi crucial car il permet aux constructeurs de dégager des marges sur un produit souvent très coûteux en terme de technologie. Ainsi, des marques cèdent leur activité ou vont produire dans des pays où le coût de la main d'œuvre est beaucoup moins élevé. Les récentes histoires de l'usine Nokia en Allemagne qui se délocalise en Europe de l'Est, en est l'illustration parfaite. Pour l'instant seule la production est délocalisée, les unités R&D restent encore une activité stratégique pour certaines firmes occidentales comme Nokia ou Apple.
Les conséquences de ces réorganisations annoncent peut être, à défaut de standards internationaux, l'harmonisation des plateformes et des technologies employées aux niveaux des futurs appareils mobiles. Ceci pourraient éventuellement se produire si seulement quelques constructeurs diffusent leurs produits.

Ceci permettrait de favoriser par exemple le portage d'applications mobiles ou l'émergence de technologies logicielles (Flash, Ajax, Java,..) sur un parc de terminaux plus important.

Certains me diront qu'on est pas encore au bout de nos peines de ce coté là.

De même, peut être qu'un jour, on parlera de l'histoire des télécommunications mobiles au sein d'un musée et on évoquera comme on visite une collection de voitures anciennes, les marques qui ont fait cette aventure ...

Siemens - Motorola - Sagem - Alcatel - Mistubishi - Nokia - Apple - LG - Sony Ericsson - Sharp - BenQ - HTC - Qteck - Philips - Samsung - Nec - Panasonic - BlackBerry - Toshiba - Sanyo - et j'en oubli...

A suivre...

Source tableau iSuppli Corp.

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dimanche, avril 06, 2008

Le succès des plateformes de services mobiles

Apple a récemment déclaré que son service musical, iTunes, vient de dépasser en terme de ventes de titres, la plus grande enseigne commerciale américaine, Wal-Mart...

Ces premiers chiffres concerneraient le marché des Etats-Unis pour Janvier et Février 2008 selon les estimations de la société NPD.

Apple n'a pas manqué cette annonce et a surenchérit sur le fait que plus de 50 millions de clients utilisent iTunes via les différents appareils de la marque tels que l'iPod, l'iPhone, les Mac... et que tout cela à contribuer à vendre plus de 4 milliards de chanson depuis la création de cet "écosystème"...

Indéniablement et quelques soient les nombreuses critiques du système iTunes, on peut constater l'efficacité redoutable des équipes marketing d'Apple dans ce domaine...

Il y a le savoir faire et le savoir vendre... et Apple sait parfaitement jouer jusque là sur les deux tableaux... bousculant tour a tour les tenants du marché comme les majors de la musique ou encore les acteurs des télécoms...

Le marché de la mobilité est effectivement celui qui est le plus en attente de ce type de services, simples et attractifs, favorisant la consommation individuelle et immédiate d'un bien, quelque soit le lieu et le moment.

Les caractéristiques de ce marché sont uniques, et veulent faire fit des contraintes physiques... renforcant l'idée relative que l'utilisateur peut presque tout faire avec un appareil mobile...

Cette apparente liberté doit être contrebalancée par le fait que le système de diffusion de services et de contenus multimédia, est le plus "verrouillé" qui soit, en terme de technologies et de contrôle des réseaux.

Par exemple, il n'y a pas suffisemment de concurrence entre les différents plateformes mobile délivrant de la musique... bien qu'il y en ait quelques-unes.(Cf. MusicStation versus iTunes: une simple musique de fond ?)

Je n'aborde même pas les alternatives (il y en a pas), ou encore l'hypothétique système peer to peer sur les réseaux mobiles (quasi inexistant de mobile à mobile, et balbutiant de PC à mobile) car je ne souhaite pas encourager ce qui est illégal aux yeux de la loi actuelle...

Au delà de cet aspect, le droit de diffuser sur une plate-forme de services ou encore sur un réseau mobile, est entièrement soumis au bon vouloir des propriétaires de ces technologies.

En outre, il conviendra d'ajouter qu'il n'est pas aisé de diffuser un contenu multimédia adapté à tous les appareils mobiles et de le faire savoir au plus grand nombre... A contrario, Internet permet à tout un chacun, de le faire à partir d'un ordinateur ayant accès au Web.

Ceci illustre bien que le marché de la diffusion de valeurs ajoutées au sein des réseaux mobiles, est peu ouvert.

Par conséquent cela oblige les consommateurs à accepter des politiques commerciales de grands groupes sans pouvoir faire jouer la concurrence sur des services et des contenus généralement payant, voire coûteux.

Alors de nouvelles plateformes de services mobiles vont voir le jour d'ici peu... Apple continue sa belle offensive en proposant bientôt un iTunes vidéo délivrant sur différents appareils les nombreux films de l'histoire du cinéma...

Encore Apple et ceci devrait intervenir d'ici le début de l'été 2008, on annonce l'arrivée prochaine de l'Appstore: la plate-forme de diffusion des applications destinées à l'iPhone.

Les autres compagnies ne sont pas en reste. Nokia va officiellement lancer le 7 Avril 2008, sa nouvelle plate-forme de téléchargement de jeux mobile, N-Gage 2.0, dont la cible principale est le haut de gamme des terminaux Nokia...

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Le catalogue des jeux proposés, s'annonce par ailleurs très attrayant d'après les premières images...

Les principaux éditeurs de jeux pour mobiles, dont Electronic Arts, Gameloft et Glu Mobile, ont contracté des accords commerciaux avec Nokia pour diffuser sur cette plate-forme.

Dans un futur très proche, les plate-formes de services OVI by Nokia et Yahoo Goes Mobile, connaitront de nouvelles évolutions et devraient faire apparaître des fonctionnalités attractives permettant, et l'enjeu est aussi là, de fidéliser les consommateurs à une marque dans le monde la mobilité.

L'autre point qui me semble aussi utile de souligner, est l'engouement quasi-unanime des ces mêmes sociétés pour faire appel à la contribution des utilisateurs en terme d'idées afin d'assurer la pérennité des différentes plateformes de services.

Remarquez Yahoo, Nokia, Apple, Google,... demandent finalement à la communauté des utilisateurs (eux mêmes partie prenante de la masse des consommateurs) de participer avec enthousiasme au remue méninge général, source d'innovations peu chères et souvent intéressantes.

C'est aussi, ce que certains pourrait appeler les travers d'un système collaboratif au fort penchant merchandising...

Car quoi que l'on en pense les équipes R&D de ces sociétés, déjà très pointues dans leur domaine de compétence, ont besoin des intelligences individuelles ou collectives des consommateurs pour être en adéquation avec les besoins réels ou les tendances insoupçonnées d'un marché très profitable.

Alors il y a certainement des utilisateurs issus des communautés des développeurs ayant la volonté de partager une innovation en échange d'une contrepartie financière.

Cependant, sans vouloir décourager les quelconques initiatives, il est important de rappeler que les plateformes de services font payer un droit d'entrer plus ou moins raisonnable, pour la diffusion, et prélève encore un revenu substantiel sur chaque vente de vos créations... Pour certains le systèmes est normal, pour d'autres, il fait débats...

L'exemple type est la plate-forme Appstore... Le concept est intéressant car il émule le secteur, mais plus tendancieux sur bien des aspects comme par exemple la propriété intellectuelle des applications réalisées par des développeurs...

Admettons que votre idée soit géniale, pensez-vous pour autant qu'elle soit protégée d'une entreprise qui pourrait la faire sienne ?

Néanmoins, je crois aussi qu'il existe aussi une communauté de personnes qui ont aussi la fierté d'avoir mis au point "des idées géniales" qui leurs valent renommée, un respect mérité... et qui par delà, participent de la volonté de libérer et de faire progresser la connaissance dans un esprit beaucoup moins mercantile.

C'est ainsi intéressant de voir que ce qui a réussi à s'imposer (faire sa place) dans le monde de l'informatique tels que les mouvements en faveur des logiciels libres, aient beaucoup plus de mal à se faire entendre dans le secteur de la mobilité.

Souhaitons qu'il y ait aussi des alternatives légales dans le domaine des plateformes de services car c'est toujours plus profitable au final pour les consommateurs, mais tout ceci n'est évidemment que mon opinion.

A suivre...

Sources Apple & Nokia & Yahoo.

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jeudi, décembre 27, 2007

Partie 2: Le m-commerce aujourd'hui


Pour compléter le précédent billet sur le m-commerce Partie 1 : Historique du m-commerce, on va faire le tour de ce qui existe aujourd'hui dans ce secteur.

Tout d'abord, il faut souligner qu'il y a très peu de chiffres sur les perspectives du commerce effectué via un téléphone mobile.

Effectivement, étant donné la faible quantité de services mobiles marchands (hors services délivrant des contenus multimédia) il n'est pas facile d'avoir des retours d'expériences concluants et des prévisions crédibles.

On rappelera toutefois que selon une étude de l'IDATE, le m-Commerce pourrait représenter un chiffre d'affaires global de 17 milliards d'euros dès 2009. Il faudrait néanmoins, expliquer le détail de ce montant pour mieux appréhender ce marché.

Ainsi, il est vraisemblable que nous verrons se dégager les premières statistiques d'ici le premier semestre 2008 et des tendances fiables à partir de la fin de l'année prochaine.

Il faut effectivement attendre que le parc des utilisateurs ayant un abonnement 3G et 3G+ se constitue d'une part et que les premiers sites marchands s'ajustent dans leurs mise en oeuvre en profitant des critiques et diverses expériences des utilisateurs.

Mais le positionnement de certains enseignes sur ce marché naissant, va-t-il leur donner un coup d'avance stratégique ?

La question peut se poser, mais en tout état de cause les dernièrs projets réalisés dans ce domaine, démontrent l'intérêt et la curiosité des équipes marketing de ces mêmes sociétés.

le m-commerce aujourd'hui

Voici une petite sélection de services mobiles m-commerce (hormis vente de contenus multimédia).

  • Gumiyo : la première plate-forme d'achat de biens via SMS, disponible aux Etats-Unis.
  • Voyage Sncf : si vous ne le savez pas déjà, la SNCF a lancé son service mobile pour permettre au clients d'acheter leurs billets de train, connaitre les horaires... un service très intéressant. (http://voyages-sncf.mobi)
  • Kelkoo: la version mobile du compateur de prix de Yahoo (http://m.kelkoo.fr/) permet d'avoir d'un coup d'oeil les tarifs pour une référence produit. Il ne permet pas d'acheter, mais il me semble judicieux de le mentionner car son évolution à ce sujet est à suivre. D'autres compateurs de prix tels que PriceRunner, LeGuide et HTFacile ont aussi des versions mobiles...
  • Alapage.com : il existe un service adapté aux mobiles (PDA, N90...) mais je ne sais pas s'il est possible de réaliser un achat sur ce support avec tous les mobiles. (En tout cas pas avec un SE K700i)
  • Teleshopping : le service mobile de l'émission de TF1, a vu le jour, il y a déjà quelques temps. Il permet aux détenteurs de la carte OKShopping (Finaref) d'acheter les produits présentés sur le site marchand mobile.
  • eBay mobile : la version eBay disponible sur votre terminal permet de vous connecter à votre compte, suivre les enchères...
Le m-commerce aujourd'hui et demain

Les précédents exemples ne sont sans doute que le début de ce qu'y est en préparation dans les bureaux des équipes marketing des marchands en ligne.

En effet, tout est à inventer dans ce domaine... Je crois sérieusement qu'il s'agit d'un espace en friche où il va falloir se mettre à la place d'un utilisateur et créer un univers à la fois marchand et ludique autour du téléphone mobile.

En définitive de nouvelles approches/définitions vont sans doute émerger dans la gestion front-office et back-office de ces nouveaux services marchands.

Le gestion du front-office ou de la vitrine d'un service mobile commercial, devra s'appuyer sur une stratégie marketing spécifique à la mobilité et globale dans sa mise en oeuvre.

J'imagine facilement quelques aspects clés de cette stratégie :
  • La mise en avant de produits : compte tenu de la taille réduite des écrans des téléphones mobile et dans un souci d'ergonomie d'un site, il sera nécessaire de remonter des produits pertinents en premières pages ou correspondants à des offres promotionnelles. Ainsi, le catalogue produits devra être très étudié: on ne proposera pas de listes interminables de produits car cela ne s'y prête pas sur de petits écrans.
  • Personnalisation de la vitrine du site mobile marchand : il s'agira d'afficher/cibler des produits correspondants au profil de l'utilisateur, profil que l'on aura constitué suite aux différents achats. Le mobile est l'outil le plus personnel qui soit, même un ordinateur ne contient pas de données aussi personnelles. Les techniques de profiling client dans ce domaine, vont sensiblement se perfectionner.
  • Susciter l'envie et l'achat direct : étant donné que le téléphone devient aussi une solution de paiement, il faudra déclancher le réflexe d'un achat immédiat lors d'une consultation d'un service mobile commercial. Le porte monnaie du client et le service marchand non jamais étaient aussi proche dans la réalisation d'une transaction: on utilise le même support, c'est à dire le mobile.
  • Jouer la synergie entre le réel et le virtuel : favoriser de nouvelles expériences utilisateurs à l'aide du mobile. Par exemple, un utilisateur peut très bien être dans une boutique Fnac, se renseigner auprès d'un vendeur et consulter les avis des internautes via son mobile. On peut imaginer de nombreux cas d'utilisation autour de services mobiles de types comparateurs de prix,... ou l'utilisation de bornes interactives situées proches des points de ventes...
  • Favoriser la communication inter-clients autour d'un produit : il sera intéressant de profiter de la mobilité pour augmenter l'information ou le buzz autour d'un produit. "Tiens , j'ai vu quelque chose d'intéressant et j'envoie un SMS/MMS à un ami...pour lui en faire profiter". On peut imaginer faciliter la rédaction de critiques, écrites ou enregistrées à l'aide d'un mobile ou encore faire remonter les bonnes affaires..."Tiens, ici l'essence n'est pas chère... je le notifie sur un service Web/mobile d'alertes..."
  • Accroître l'efficacité du commerce : qui n'a jamais souhaité lorsque l'on a idée précise de ce que l'on veut acheter dans une boutique, être épargné de la file d'attente aux caisses? "Tiens, je me déplace, je fais ma pré-commande avec mon mobile sur un site marchand et quand j'arrive à la boutique de ce même marchand, mon produit est prêt à emporter..."
  • Exclusivité mobile et mobile market minute : avec l'apparition du m-commerce, il est beaucoup plus facile à un marchand de tenir en alerte son client. Il est donc très probable d'assister à une floraison d'offres de fidélisations, de relances, de ventes exclusives limitées dans le temps...
  • ... d'autres aspects sont prévoir.

En conséquence, il faudra mettre en place des outils de gestion back office assez poussés pour réaliser une animation/modération complexe de ces services mobile marchands. Il faudra aussi que ces applications sachent dégager des statistiques fines sur la part d'audience et d'achats par
clients/opérateurs/téléphones/type de produits...périodes/relances clients.

On comprend dès lors que la mise en place d'un service marchand mobile ne se limite pas seulement à afficher le produit sur l'écran couleur de votre dernier terminal. Il y a une véritable stratégie et des outils à maîtriser... pour faire un service m-commerce.

Conclusion

Ainsi, ce tour d'horizon a permis d'entrevoir les possibilités du m-commerce à notre époque. Nous avons assité en 2007 au redémarrage de ces projets laissés de coté après quelques tentatives entre les années 2000 et 2005 comme nous l'avons montré dans le premier chapitre.

Actuellement, trois facteurs vont participer à la résurgence de services marchands autour du mobile/Web:
  • l'augmentation des débits du réseau Internet sur un terminal mobile,
=> la navigation est plus rapide.

  • les capacités techniques très évoluées des navigateurs des terminaux vendus sur le marché,
=> le rendu ergonomique s'élève.

  • la volonté des opérateurs à vendre des forfaits data illimités,
=> le grand public découvre l'Internet sur un mobile.

Cependant, ces éléments ne doivent pas faire oublier que tout ne sera pas si simple pour la mise en place de services mobiles marchands. Nous n'avons par exemple, pas évoqué la sécurité des paiements qui faudra bien expliquer et certifier aux clients sous peine de jeter le discrédit sur une enseigne commerciale qui se lancerait dans le m-commerce.

Paralèllement, il faudra proposer des modes de paiements uniformes pour régler les achats sur ce genre de services afin de faciliter la transaction des clients mais aussi pour permettre au marchand en ligne, de s'ouvrir un marché de consommateurs potentiels plus vaste.

Enfin, les services marchands auront d'autres façons de mettre en place une boutique en ligne accessible via un téléphone mobile. Les sites web adaptés aux mobile peuvent être contrebalancer par des applications/widgets m-commerce embarquées directement dans l'appareil mobile.

Les widgets peuvent apporter beaucoup au niveau de l'expérience utilisateur mais nécessitent d'important développement pour les adapter aux différentes plateformes mobile.

Bref, vous l'aurez compris, le m-commerce c'est quelque chose à suivre en 2008...

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mardi, décembre 18, 2007

Partie 1: Historique du m-commerce

Je reviens un peu sur l'émergeance des sites m-commerce depuis ces dernières semaines, histoire de faire le tour de la question.

Rappelons en premier lieu la définition du m-commerce selon Wikipédia :

"Le commerce mobile ou m-commerce (mobile commerce) en anglais, correspond à l'utilisation de technologies sans fil, et plus particulièrement de la téléphonie mobile, afin de faire du commerce." suite...

Cette définition inclue les moyens de réaliser une transaction via un téléphone mobile. Les solutions techniques sont nombreuses et dans notre cas, nous nous limiterons aux services marchands mobiles.

Pour les moyens de payer avec son téléphone portable, je vous encourage ainsi à lire le blog de Pillippe Lerouge dédié aux paiements sur mobile.

Historique:

Les services commerciaux accessibles par le biais de l'Internet Mobile n'étaient pas très nombreux au démarrage du WAP et de l'I-Mode.

En France, quelques enseignes comme Alapage(France Télécom), CdDiscount, Mariaunaud ont réalisé des mini-sites pour mobile, présentant une partie plus ou moins importantes de leurs catalogues produits.

Ces premières expériences n'ont pas connu de succès retentissants pour des raisons à la fois techniques et sociales.

En effet, le marché de la téléphonie mobile s'organisait autour de terminaux considérés (aujourd'hui) comme très bas de gamme, ayant de petits écrans d'affichage... noir et blanc.

A cela s'ajoutait la très faible attraction de l'Internet Mobile, voire inexistant, auprès du grand public.

La cause de cet état de fait, était la confidentialité du moyen d'accès (très peu d'abonnement data, peu de promotion), le faible débit des technologies réseau GSM puis GPRS (transport de la data)... et puis aussi du fait de l'ergonomie peu attrayante des services noir et blanc, réalisés en WML.

Certains me diront on en est toujours là. Ce n'est pas vrai si vous suivez ce blog.

Enfin, d'un point de vue social, l'Internet sur le mobile n'était pas perçu comme utile ou présentant des cas d'usages intéressants... On commençait seulement et doucement à démocratiser l'Internet à Haut Débit dans les foyers européens.

C'est un peu l'historique de l'Internet Mobile jusqu'à ces deux ou trois dernières années...

Aussi, le m-commerce s'est longtemps limité depuis les années 2000, aux services de vente de contenus multimédia (logos, sonneries, jeux, vidéos) et puis à l'arrivée récente de la musique sur les appareils mobiles : iTunes et Music Station... (voir MusicStation versus iTunes, une simple musique de fond? )

Notons aussi que les modes de paiement lors d'un achat sur ce type de services mobiles, sont facilités par l'utilisation du système de prélèvement sur la facture opérateur de l'abonné.

Un contexte changeant :


Actuellement, on arrive à la croisée des chemins à la fois technologique et social. Les constructeurs, les opérateurs de téléphonie mobile proposent des terminaux évolués avec des forfaits plus adaptés et permettant l'accès à des réseaux télécom Haut Débits (3G et 3G+, Wifi)...

Les technologies télécoms sont mieux maitrisées, mieux déployées. Ces éléments sont en faveur d'une éclosion de l'Internet sur le mobile et de multiples services associés, marchands ou non.

Du point de vue social, les gens apprécient chez eux, l'Internet à Haut Débit et les différents services auxquels ils ont accès... alors pourquoi pas sur un téléphone mobile pour peu que cela apporte un plus dans une situation de mobilité.

Une nouvelle stratégie de communication :

Les grandes enseignes du commerce dans le monde ont rapidement mis en place des sites Web marchands sur Internet. Le succès de ces derniers ne se dément oujours pas, surtout en ces périodes de fin d'année. D'autre part, on notera que cette nouvelle forme de commerce, n'a pas éclipsé pour autant les magasins et leurs vendeurs biens réels...

Mais face à la monté en puissance des débits de l'Internet sur mobile, les commerçants sur le Web envisagent plus facilement de réaliser un site mobile comme le prolongement naturel de leur boutique en ligne.

On dit alors souvent qu'ils adoptent une stratégie de communication/commerce multi-canal : le Web & le mobile...

Un exemple concret de cette réalité, est ce qui se passe au Japon où le m-commerce s'est développé, en atteste le très bon article de Karyn Poupée, une journaliste qui vit au pays du Soleil Levant.

Prochain billet: Partie 2: le m-commerce aujourd'hui.

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samedi, septembre 29, 2007

Le téléphone mobile contre la censure en Birmanie ?

Denis évoque avec beaucoup de pertinence dans son blog Emegenius 2.0, un sujet d'actualité grave et essaie d'imaginer comment la technologie des médias et l'information participative peuvent briser la censure d'une autorité répressive.

Il met aussi en évidence le positionnement ambiguë des médias de masse dans leur diffusion de l'information.

A méditer car le problème est complexe: Le téléphone mobile contre la censure en Birmanie

Quelques témoignages dans une dépêche de l'AFP: Birmanie: internet et téléphone portable, des armes contre le régime

Pour plus d'informations: Emission C dans l'air - La révolte de Bouddha

Sources Emgenius et France 5.

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dimanche, septembre 23, 2007

Un geste pour la planète, recyclons!

Voici quelques liens utiles pour vous débarasser intelligement de tous vos appareils mobiles dépassés, en pannes ou cassés:


Sources opérateurs français et association.

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samedi, juillet 28, 2007

M6 Mobile décolle: 1 million de clients

L'opérateur M6 Mobile crée en partenariat avec l'opérateur Orange, a annoncé son milionnème clients.(535 000 abonnés en Août 2006)

Principalement ciblé sur les jeunes de 15 à 25, M6 Mobile devient la première marque Télécom à s'imposer sur ce marché concurrentiel en seulement 2 ans d'existence. On se souvient de l'échec de TF1 Mobile sur le réseau Bouygues Telecom en Janvier dernier faute d'un nombre suffisant de clients.

Didier Lombard, le président du groupe France Télécom à déclaré dans un communiqué de presse de la société: « Ce succès s'explique par la conjugaison du savoir-faire de Orange, 1 er opérateur de téléphonie mobile en France et de M6, dont l'expertise sur les jeunes n'est plus à prouver. Nous avons réussi à proposer une offre qui colle aux attentes des jeunes et créer un univers de marque fort autour du divertissement.»

On remarque que la population jeune des 15-25 ans représente tout de même un marché assez porteur puisque trois autres marques concurrentes Virgin Mobile, Nrj Mobile et Universal Mobile visent exactement le même public.

Leur croissance est cependant moins rapide que M6 Mobile qui bénificie de l'appuie des équipes marketing et des savoir-faire du groupe Orange dans le domaines des télécommunications.

Une des questions que l'on peut se poser est de savoir si un MVNO comme la Fnac Mobile by Orange arrivera facilement à trouver une telle audience auprès d'un public plus mature situé entre 30-45 ans et disposant de revenus convenables, voir élevés...

On remarquera aussi que parallèlement au développement des cibles marketing de ces nouvelles marques de télécom (classement des MVNOs en Février 2007), on assiste à l'émergeance d'univers centrés autour de thématiques facilement identifiables : la musique, la vidéo, les sites d'information et de consommations...

Citons quelques exemples:

M6 Mobile développe un univers jeune autour de contenus divertissants et compte renforcer sa complémentarité entre l'entité M6 TV et les contenus à destination de sa marque mobile.

Nrj Mobile, Virgin Mobile et Universal Mobile jouent tous les trois la même carte avec des moyens différents.

Nrj Mobile s'appuie sur un groupe média de taille européenne qui vise un public jeune de 15-30 ans avec de la musique, des contenus vidéos, des partenariats exclusifs d'évènements musicaux majeurs en Europe. L'univers autour des artistes, des réservations de concerts ou de lancements de nouveaux films ou d'albums, est appelé à s'étoffer. D'autre part, on notera que ce MVNO s'investit dans l'innovation technique puisqu'il expérimente un système de paiement mobile.

Virgin Mobile est une branche d'un groupe internationnal en recomposition stratégique. La marque cartonne aux Etats-Unis avec une part de marché de 20% des abonnés mobile. On se rapelle que son patron, Sir Richard Branson avait fêté le lancement du MVNO en France en deudeuche rouge...sur les Champs Elysées.

La Fnac Mobile by Orange va vraisemblablement décliner vers le mobile, le métier de base de la marque, avec la naissance d'un univers, un guide à travers les produits culturels et de hautes technologies. J'en parle d'autant plus que la version mobile du site de la Fnac est en préparation au sein de nos équipes.

Auchan Télécom et bien d'autres, sont des MVNOs ayant un potentiel auprès des clients des grandes surfaces. J'imagine très bien un univers orienté vers des services mobiles du type comparateur de prix, ou proposant du mobile couponing, ou encore avec un système d'alertes sur promotions, et offrant aussi des systèmes de transfert ou paiement mobile simples et sécurisés...

Ten quant à lui, est à mon sens précurseur dans son métier. Toujours à la recherche de modèles économiques innovants et de paris audacieux: l'Internet mobile illimité, la TV personnelle sur le mobile... L'univers reste à développer alors que la cible jeune semble trouvée. Espérons qu'Orange sera soutenir les efforts de Ten dans un proche avenir...

On notera que je fais abstraction des politiques tarifaires de chacune de ses marques pour bien souligner que la différenciation de ces univers, est la source très probable de leur future croissance. Chaque individu aura des affinités avec ces univers u même titre que nous avons avec nos marques ou modèles de téléphones mobiles.

Je note quand même au passage que les thématiques autour du sport et de l'information économique sont peu prisées par ces nouveaux acteurs des télécoms. Ce sont généralement les grands opérateurs; Orange et SFR qui en France se partagent les droits de ces thèmes à fortes audiences.

Source Orange.


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