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dimanche, avril 29, 2007

Perspectives mobiles : Acte 10 – Votez RFID, NFC ou Codes 2D ?

Pour réagir à un article publié dans l’édition du magazine Capital du mois d’avril 2007 concernant l’arrivée des technologies RFID et NFC dans notre vie quotidienne, je cherchais à savoir s’il n’y avait pas un choc frontal avec d’autres technologies telles que les codes 2D.

D’après l’article de Capital que je vous invite à lire, on apprend par exemple que l’opérateur Orange prévoit la sortie de téléphones mobiles capables de lire des étiquettes RFID pour 2008.

L’article détaille ainsi de nombreux exemples d’utilisations de cette technologie à travers notre vie quotidienne dans un futur proche.

Parallèlement, Orange lance bientôt sa campagne flash code (un code 2D) autour de la promotion du Nokia N73 équipé à l’achat d’un lecteur/décodeur de code 2D.

On va ainsi retrouver sur les affiches publicitaires de la marque des codes 2D que les utilisateurs pourront flasher avec leur mobile. Ces codes une fois photographiés par la caméra du téléphone permettront d’accéder à un contenu, un site mobile, une vidéo, etc.

Ce genre de campagnes de communication est plus que courant au Japon et démarre doucement aux Etats-Unis et en Europe.

Mais tout d’abord faisons un petit rappel de ce que signifie ces différents termes avant de les aborder :

-RFID: Radio Frequency Identification – Identification par onde radio.

On parle plus précisément d’étiquettes RFID. Celles-ci font office de code d’identification d’objets.

Ces étiquettes permettent de stocker beaucoup plus d’information qu’un simple code barre que l’on retrouve sur tous les produits achetés dans les grandes surfaces.

Les propriétés des étiquettes RFID sont ; la possibilité d’identifier rapidement à plus moins grande distance, dans un minimum de temps, un objet porteur d’une étiquette capable de renvoyer des données par ondes radio.

Par exemple : Prenons le cas d’un chariot remplis de produits différents et chacun porteur d’une étiquettes RFID qui lui est propre.

Le passage des produits en caisse s’effectue quelques secondes par le biais d’un portique qui interroge instantanément par ondes radio, toutes les puces RFID des produits mis dans votre chariot.

Résultat : en quelques secondes le système d’information du magasin et de son stock décrémente la quantité des produits achetés et vous recevez votre note à payer.

-NFC: Near Field Communication - Communication de proximité. Cette technologie initiée par Sony et Philips permet de faire communiquer des terminaux entre eux avec un débit de 424Kbits/s.

NFC est une branche de la technologie RFID. Les communications NFC sont réalisées à l’aide d’un lecteur qui transmet la puissance à une puce NFC (étiquette) par radiofréquence. Communications à double sens. Les utilisations sont multiples pour la téléphonie et en passe de devenir un standard international. Notons que les constructeurs Nokia et Samsung soutiennent cette technologie.

-Codes 2D: A l’origine inventés par les chercheurs Japonais sous le nom de QR-Code, cette technologie de codes à deux dimensions avaient pour objectifs de remplacer les codes barres qui ne permettent pas de stocker beaucoup d’information.


Les codes en général sont largement utilisés dans l’industrie pour identifier des objets manipulés dans les entreprises, les entrepôts…. Aussi, il était devenu nécessaire pour l’industrie d’augmenter la quantité d’information identifiant un produit à travers son étiquette.

Ces codes sont désormais utilisés par l’industrie des télécoms comme tag d’indentification. Citons aujourd’hui différentes normes de code 2D parmi lesquelles on retrouve : Semacode, Qr-code, Mobile Tag, Shot Code,…

Pour en savoir plus sur les codes, cliquer ici.

Ainsi, à l’occasion du salon Wima 2007 qui se tenait à Monaco du 18 au 20 avril, les professionnels du secteur des technologies sans fil ont rapporté quelques expériences concernant les usages des téléphones mobiles…et de la technologie NFC.

J’ajoute au passage que ce salon a organisé la première compétition européenne de projets autour des technologies NFC. Voici par ailleurs, la liste des projets et des récompensés de ce concours, cliquer ici.

L’une des expérimentations de la technologie NFC les plus marquantes réalisés en France, s’est déroulé dans la ville de Caen durant l’année 2006. Je vous laisse découvrir la vidéo qui présente les futures applications mobiles autour de l’utilisation de la technologie NFC.



Cette vidéo montre ainsi quels seront les usages de demain à travers différentes cas de communications d’un terminal mobile avec un objet :
  • communication avec un système de billetterie (trains, spectacles,…),
  • communication avec une borne de paiement,
  • communication avec d’autres appareils électroniques,
  • communication permettant de s’identifier (clé, carte d’identité,…),
  • communication avec une affiche publicitaire
  • … les exemples sont légions.
On remarque ainsi que la technologie NFC permet une grande interactivité entre mobile équipé d’un lecteur et les objets muni de puces NFC.

Ainsi, je pose la question suivante : quelle est le positionnement des codes 2D face à une partie des possibilités de ces nouvelles technologies ?

Concrètement : N’y a-t-il pas un risque de voir les codes 2D éclipsés par exemple dans le domaine des affiches publicitaires communicantes ou des étiquettes des produits ?

Les questions subsidiaires concernent aussi la facilité de déploiement des ces différentes techniques à court terme et les risques envisageables pour notre société.

J’ai donc naturellement sollicité M.Jérôme Chevillat de la société Kaywa afin de recueillir son avis sur ce sujet pointu et innovant.

1- Pouvez-vous présenter votre parcours professionnel et définir l’activité de la société Kaywa et vos services/produits ?

Parcours professionnel: Diplômé de l'Ecole Polytechnique de Lausanne (ch) j'ai commencé à travailler pour Nokia au centre de recherche de Boston (usa). Je suis revenu ensuite en Europe pour travailler en freelance pour finalement rejoindre Kaywa à Zürich.

Kaywa développe des « Services for the mobile internet ». Le premier service était une plateforme de blogs mobile (ie. qu'il est possible de consulter depuis son mobile) et nous avons étendues nos activités depuis quelques années en proposant une solution de code barre 2D et en développant de nouveaux outils « sociaux » et « mobiles ».

Télécharger le Reader Kaywa ici.

2- La presse quotidienne et des opérateurs telecom s’emparent de la technologie code 2D… dans différents pays…comme au Japon, aux USA et en Angleterre…en France…. Comment voyez-vous le développement des codes 2 D dans la société au coté de la technologie NFC par exemple ?

Ces sont là deux technologies complémentaires. Selon les usages le bon sens dictera d'utiliser une ou l'autre technologie. Typiquement la presse quotidienne (ie. Les journaux papiers) ont intérêt à utiliser des codes barres 2D qui convient beaucoup mieux au monde du « print ».

3- Pensez vous que la technologie du code 2D souffre de plusieurs handicaps que sont la normalisation des codes et la difficulté d’équiper les appareils mobiles d’une application de décodage ?



Oui... la multiplication des codes barres 2D (qu'il soit ouvert comme le datamatrix ou propriétaire comme le shotcode) est un vrai frein à sa démocratisation puisqu'il s'agit à chaque fois d'équiper son mobile du lecteur approprié afin de bénéficier des fonctionnalités. C'est un gros marché (qu'on essaye de créer un peu artificiellement) et c'est actuellement une véritable jungle et dont l'utilisateur final est évidemment le premier à faire les frais.

Le but «initial» et « principal » du code barre 2D et de faciliter l'accès à l'internet mobile aux utilisateurs qui auront alors accès à une multitude de services! Le vrai marché se situe au niveau des services et non tant que cela au niveau du code ou du reader.

Nokia par exemple a bien compris cela en équipant ses mobiles de lecteurs de QRCode / Datamatrix qui sont des formats ouverts et qui peuvent à priori lire tous les codes de ce genre.

Bien sûr en ajoutant d'autres fonctionnalités au « reader » comme l'identification c'est un autre marché mais il ne s'agit plus là simplement de transporter des utilisateurs dans le monde mobile.

4- L’avantage des codes 2D n’est il pas leur rapidité de mise en service ?

Oui cela devrait...

5- La technologie RFID ne représente –t elle pas une solution plus performante dans de nombreux usages de la vie quotidienne ?

Comme dit auparavant pour ce qui est des codes barres 2D et les NFC, l'utilisation d'une technologie plutôt qu'une autre dépend de l'usage et doit faire l'objet d'une étude cas par cas.

L'utilisation de la technologie RFID peut-être transparente pour l'utilisateur ce qui est bien pratique mais pose des questions de sécurité et de « privacy » (elle a donc l'avantage de ses inconvénients). Le code barre 2D quant à lui nécessite une action de l'utilisateur qui doit pro-activement scanner l'objet....

6- Pensez-vous que l’on puisse avoir des réticences quant à l’apparition d’étiquettes RFID dans tous les objets du quotidien ? Y-a-t-il selon vous des risques et des dérives dont la société devrait se prémunir ?

Etant avant tout un « geeks » j'ai toujours une vision un peu candide par rapport à ces technologies qui me fait d'abord penser aux avantages qu'elle peut procurer. Indéniablement il faut étudier les risques et de prévenir les dérives, éduquer les utilisateurs (et l'industrie) sur ce qui est fait/faisable avec ces technologies.

7- Quels sont les projets futurs de la société Kaywa ?

Continuer de développer des projets dans le domaine de l'internet web+mobile (think convergence), et exploiter un maximum des technologies comme le QR Code.

Merci à Jérôme Chevillat pour cet entretien et retrouver sur son blog ici.

Tags Technorati: , Mobile Kaywa

6 commentaires:

dlethe01 a dit…

Il est important de mentionner que le Mobile Codes Consortium (HP, Publicis Groupe, Neomedia/Gavitec) tiendra une deuxième rencontre au mois de mai 2007.
http://dlethe01.quebecblogue.com/2007/04/02/qode-mobile-codes-consortium-mc2/

Pour mieux connaître le code-barre 2D et mieux comprendre la différence entre les solutions du code dynamique versus les solutions du code statique, je vous suggère de lire les billets de M. Jeff Mould. C'est un blogger/éducateur hors pair.
http://blog.announcemobile.com/
http://dlethe01.quebecblogue.com/2007/04/19/announce-mobile-hip2d-neomedia-qode/

Anonyme a dit…

Thanks ! y a plein d'infos sur ce site !

Anonyme a dit…

La RATP à lancé une experimentation utilisant les codes 2d: http://www.ratpcodes2d.fr

dlethe01 a dit…

En effet, La RATP utilise les solutions de Scanbuy. Quoique, pour ceux qui ne savent pas, Scanbuy n'a jamais développé le décodeur "Scanlife".
http://www.engadgeted.net/archives/2005/09/18/matrix-codes-visual-code-recognition-on-cellphones/
http://www.inf.ethz.ch/personal/rohs/visualcodes/
Scanbuy s'est entendu avec ETH Zurich afin d'acquérir une license commerciale du décodeur Visualcodes (connu sous le nom de Scanlife).
C'est Beat Gfeller et Michael Rohs qui ont développé le décodeur Visualcodes à ETH Zurich.

David a dit…

Une petite remarque par rapport au texte d'introduction par Jérôme Chevillat :

"Citons aujourd’hui différentes normes de code 2D parmi lesquelles on retrouve : Semacode, Qr-code, Mobile Tag, Shot Code,…"

Les "Mobile Tags" sont des datamatrix tout comme les Semacodes. Au lieu d'encoder une URL qui permettrait de se rendre directement sur le site
associé, ces "solutions" encodent des nombres qui sont ensuite transmis à une base de donnée où ils sont associés à une URLs qui est retournée.

Shot code par contre est une solution propriétaire.

David a dit…

Je vous remercie tous de participer sur ce blog car c'est comme cela que l'on peut échanger des idées et des informations... ;)

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